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Kiabi et Okaidi et d’autre marques… rappellent des vêtements trop fortement contaminés aux PFAS

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Une nouvelle alerte concerne plusieurs vêtements vendus par l’enseigne Kiabi.

Depuis le 10 mars, la marque a lancé une campagne de rappel visant différents articles commercialisés en 2025 après la détection de substances chimiques controversées. Ces produits contiendraient des niveaux de PFAS supérieurs aux seuils réglementaires autorisés.

L’enseigne de prêt-à-porter Kiabi a décidé de procéder au rappel de plusieurs vêtements commercialisés au cours de l’année 2025. La mesure concerne notamment un coupe-vent à capuche pour enfant, une combinaison matelassée pour bébé et un blouson léger destiné aux adultes, parmi d’autres articles.

Au total, cinq références différentes sont visées par cette procédure. La marque invite les consommateurs qui auraient acheté ces produits à ne plus les utiliser et à les rapporter dans l’un de ses magasins afin d’obtenir un remboursement. Cette décision fait suite à des contrôles internes ayant révélé la présence de substances chimiques problématiques dans certains textiles.

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L’ensemble des références concernées et les modalités de retour sont détaillés sur la plateforme officielle Rappel Conso, qui centralise les campagnes de rappel de produits en France.

Des niveaux de PFAS supérieurs aux seuils autorisés

Selon les informations communiquées par la marque, l’alerte provient d’un contrôle qualité réalisé en interne. Les analyses auraient révélé des concentrations de PFAS légèrement supérieures aux limites réglementaires actuellement en vigueur, ce qui a conduit l’enseigne à retirer les produits par précaution.

Les PFAS – substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées – sont largement utilisés dans l’industrie textile pour leurs propriétés techniques. Ces composés permettent notamment de rendre les tissus imperméables, résistants aux taches et respirants. C’est pour cette raison qu’ils sont fréquemment présents dans les vêtements d’extérieur, comme les manteaux ou les coupe-vents.

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Toutefois, leur utilisation est de plus en plus encadrée en raison de leurs effets potentiels sur l’environnement et la santé.

Des précédents rappels dans le secteur textile

Ce rappel n’est pas le premier du genre pour la marque. En décembre dernier déjà, Kiabi avait retiré de la vente un modèle de coupe-vent pour enfant. Cet article avait été commercialisé entre le 19 juin et le 27 octobre 2025 dans les magasins de l’enseigne.

D’autres acteurs du secteur de l’habillement ont également été confrontés à des situations similaires. La marque de mode enfantine Okaidi avait elle aussi lancé un rappel concernant deux modèles de cirés déperlants, vendus entre février et novembre 2025 en boutique et sur internet.

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Ces différents épisodes témoignent d’un renforcement progressif des contrôles autour de l’utilisation des PFAS dans l’industrie textile.

Une interdiction progressive en France

Depuis le 1er janvier, la réglementation française encadre strictement la présence de ces substances dans plusieurs catégories de produits. Il est désormais interdit de produire, de vendre ou d’importer des vêtements, des chaussures ou des cosmétiques contenant des PFAS au-delà de certains seuils. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire l’exposition à ces composés chimiques controversés.

Cependant, la réglementation prévoit une période de transition. Des traces résiduelles restent tolérées sous certaines limites, et les produits fabriqués avant l’entrée en vigueur de la loi peuvent encore être commercialisés jusqu’à la fin de l’année 2026.

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Dans le cas des vêtements rappelés par Kiabi, les analyses ont montré que les concentrations dépassaient les seuils admis, ce qui a justifié la décision de retirer ces articles du marché.

Des substances controversées pour la santé et l’environnement

Les PFAS sont souvent surnommés « polluants éternels ». Cette appellation vient du fait que ces molécules sont extrêmement persistantes dans l’environnement et se dégradent très lentement, ce qui favorise leur accumulation dans les sols, l’eau et certains organismes vivants.

Au-delà de leur impact environnemental, ces substances font également l’objet d’une surveillance sanitaire croissante. Certaines études scientifiques suggèrent qu’elles pourraient être associées à des perturbations endocriniennes et, dans certains cas, à un risque cancérogène.

Face à ces inquiétudes, plusieurs pays européens ont commencé à restreindre progressivement leur usage dans différents secteurs, notamment les textiles, les cosmétiques ou encore certains ustensiles de cuisine comme les poêles antiadhésives.

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