Jordan Bardella visé par un message menaçant au JT de 13h : mise en cause, France 2 sort du silence
Une séquence diffusée dans le journal télévisé de France 2 a suscité de nombreuses réactions après la découverte d’un détail dans un reportage. Face aux critiques, la direction de l’information du groupe public a finalement pris la parole pour expliquer les circonstances de cette diffusion.

Une image diffusée au journal de 13 heures suscite la controverse
Le vendredi 30 octobre 2026, le journal de 13 heures de France 2 a diffusé un reportage consacré à une manifestation contre la vie chère. Les images montraient notamment plusieurs participants exprimant leurs revendications à l’aide de pancartes.
Au cours de cette séquence, une inscription visant directement Jordan Bardella, président du Rassemblement national, est apparue à l’écran. Bien que visible pendant un court instant, le message a rapidement attiré l’attention de certains téléspectateurs.
La pancarte comportait les mots « Jordan T mort », une formule considérée comme menaçante à l’égard du responsable politique. L’inscription avait été filmée au milieu du rassemblement, puis intégrée au montage du reportage.
Le problème soulevé par cette diffusion concerne notamment l’absence de floutage du message avant son passage à l’antenne. La présence de cette inscription dans un programme d’information du service public a suscité des critiques sur les précautions prises lors de la sélection des images.
France Télévisions reconnaît un manquement et présente ses excuses

Face aux réactions provoquées par cette séquence, la direction de l’information de France Télévisions a publié une mise au point le lundi 2 novembre 2026, relayée sur franceinfo.
Dans cette communication, le groupe audiovisuel public a reconnu que le message menaçant n’aurait pas dû apparaître à l’écran dans ces conditions. La direction a présenté ses excuses pour cette diffusion.
Elle a également rappelé que les équipes éditoriales sont responsables des images proposées aux téléspectateurs, y compris lorsque certains éléments n’apparaissent que très brièvement au cours d’un reportage.
Cette prise de position souligne la nécessité de contrôler attentivement les contenus visuels avant leur diffusion, particulièrement lorsque les images comportent des inscriptions susceptibles de porter atteinte à une personne.
La direction n’a pas présenté cette séquence comme une prise de position de la chaîne. Elle a reconnu une erreur dans le traitement éditorial des images, tout en réaffirmant l’importance des vérifications effectuées avant la mise à l’antenne.

Un précédent avait déjà concerné Emmanuel et Brigitte Macron
L’incident du 30 octobre intervient alors que France 2 avait déjà fait l’objet de critiques quelques semaines auparavant pour une situation comparable.
Au début du mois d’octobre 2026, le journal de 13 heures avait diffusé des images d’une manifestation lycéenne au cours de laquelle une pancarte comportant des propos insultants envers Emmanuel Macron et son épouse Brigitte était apparue.
Cette précédente diffusion avait également provoqué des réactions, notamment concernant la responsabilité des équipes de télévision dans le choix des images présentées au public.
Le médiateur de France Télévisions était alors intervenu pour préciser que les journalistes ne pouvaient pas être tenus responsables des messages rédigés par les manifestants. Il avait toutefois rappelé que cette distinction ne supprimait pas leur obligation de vigilance.
Les rédactions doivent ainsi veiller à ce que les éléments visibles dans leurs reportages respectent les exigences éditoriales du service public, même lorsque les scènes ont été enregistrées dans des lieux ouverts et lors d’événements d’actualité.
De nouvelles consignes adressées aux rédactions du groupe

Après ces deux incidents survenus à quelques semaines d’intervalle, la direction de l’information de France Télévisions a décidé de rappeler les règles de vérification à l’ensemble de ses équipes.
Un message interne de vigilance a été adressé aux rédactions afin de souligner l’importance d’un examen préalable de chaque image destinée à être diffusée. Cette exigence concerne aussi bien les séquences longues que les plans très courts.
La direction souhaite notamment éviter que des inscriptions menaçantes ou injurieuses apparaissent à l’antenne sans avoir été repérées lors du montage ou de la préparation des reportages.
Ces consignes interviennent dans un contexte où les chaînes d’information doivent régulièrement couvrir des manifestations et des rassemblements publics, au cours desquels les pancartes et les slogans constituent des éléments visibles des événements filmés.






