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Jordan Bardella tend la main aux LR pour des listes d’union au second tour et se prend un vent

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Les signaux se multiplient, les lignes bougent, mais l’addition ne se fait pas. À droite, l’idée d’une entente formalisée avec l’extrême droite continue de fracturer.

Entre mains tendues et refus catégoriques, la perspective d’alliances locales ravive des désaccords stratégiques profonds. Invité sur BFMTV le 7 février, Jordan Bardella a évoqué la possibilité, « au cas par cas », de listes d’union au second tour des municipales. Une ouverture conditionnée à des discussions sur la sécurité, les finances publiques, la laïcité et l’identité, clairement adressée aux Républicains.

Cette proposition s’inscrit dans une stratégie d’élargissement du RN, qui cherche à banaliser l’idée de coopérations locales face à ce qu’il présente comme une menace venue de « l’extrême gauche ».

Le refus net de Xavier Bertrand

La réponse de Xavier Bertrand n’a pas tardé. Sur le même plateau, le président des Hauts-de-France a rejeté toute perspective d’alliance. « Je les combats », a-t-il martelé, affirmant que l’objectif du RN n’était pas de redresser le pays mais de conquérir le pouvoir en exploitant le malaise social.

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Même dans l’hypothèse d’un second tour opposant La France insoumise au RN, il refuse de choisir, position qui tranche avec les attentes de Jordan Bardella.

Michel Barnier ferme la porte à toute coalition

La prise de position de Michel Barnier a surpris par sa fermeté. Sur LCI, l’ancien Premier ministre a déclaré ne « jamais » plaider pour une alliance avec l’extrême droite. Il estime que les électeurs du RN peuvent voter LR sans qu’un accord d’appareil ne soit nécessaire.

Prenant l’exemple parisien, il a également critiqué la stratégie de Sarah Knafo, alliée au parti allemand AfD au Parlement européen, qu’il qualifie d’inspiration néonazie.

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Le silence remarqué de Bruno Retailleau

Le président des Républicains, Bruno Retailleau, ne s’est pas exprimé publiquement sur cette séquence. Son positionnement passé, notamment lors d’une législative partielle où il avait appelé à faire barrage à la gauche plutôt qu’à l’extrême droite, continue d’alimenter les interrogations.

Xavier Bertrand lui demande désormais plus de clarté, preuve que la question divise aussi en interne.

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Au-delà des déclarations, cette séquence révèle une tension stratégique majeure : faut-il privilégier une ligne de séparation nette avec l’extrême droite ou envisager des coopérations ponctuelles ? Les municipales à venir servent de laboratoire à ces hésitations, où chaque cas local pourrait raviver les fractures nationales.

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