Jordan Bardella : quel est son salaire ?
Président du Rassemblement national, député européen et auteur à succès, Jordan Bardella figure parmi les responsables politiques les plus exposés en France.

Cette visibilité s’accompagne d’un intérêt croissant pour ses revenus, ses activités annexes et son patrimoine. Entre rémunération parlementaire, droits d’auteur et déclarations patrimoniales, plusieurs éléments permettent de mieux comprendre la composition de ses ressources financières.
En 2025, Jordan Bardella perçoit sa rémunération principale au titre de son mandat de député européen. Le salaire brut mensuel d’un eurodéputé s’élève alors à 11 255,26 euros avant impôt, selon les montants en vigueur au Parlement européen.
Cette rémunération a progressé par rapport aux années précédentes. En 2023, le salaire brut mensuel était fixé à 10 075,18 euros, pour un montant net communiqué à l’époque de 7 853,18 euros.
À cette rémunération s’ajoutent 4 950 euros mensuels d’indemnités destinées à couvrir les frais liés à l’exercice du mandat, notamment les dépenses de fonctionnement, de communication ou de déplacement. Ces indemnités ne constituent pas un revenu personnel, mais sont destinées au financement de l’activité parlementaire.
Par ailleurs, le Parlement européen met également à disposition de chaque député une enveloppe spécifique destinée à rémunérer ses assistants parlementaires. Ce budget est exclusivement consacré aux salaires des collaborateurs et ne peut être utilisé à des fins personnelles.

La présidence du Rassemblement national n’est pas rémunérée
Contrairement à ce que certains pourraient imaginer, Jordan Bardella ne perçoit aucun salaire au titre de sa fonction de président du Rassemblement national.
Les statuts du parti prévoient en effet que cette responsabilité n’ouvre droit à aucune rémunération, qu’il s’agisse d’un salaire, d’une prime ou d’une autre indemnité.
Ses revenus issus de la vie politique proviennent donc exclusivement de son mandat d’eurodéputé, les ressources liées à la présidence du RN étant inexistantes sur le plan financier.
Cette distinction permet de séparer les finances personnelles de Jordan Bardella de celles de la formation politique qu’il dirige.
Les droits d’auteur de ses ouvrages ont fortement augmenté ses revenus

Depuis 2024, les revenus de Jordan Bardella ont connu une évolution importante grâce à ses activités d’auteur.
Ses deux ouvrages publiés chez Fayard, Ce que je cherche puis Ce que veulent les Français, ont rencontré un important succès commercial. Selon les chiffres relayés par la presse, le second livre aurait dépassé les 109 000 exemplaires vendus.
D’après une enquête publiée par Libération, Jordan Bardella aurait perçu près de 730 000 euros en droits d’auteur et avances sur droits entre 2024 et 2025. Le quotidien indique notamment que 88 068 euros lui auraient été versés en 2024, puis 640 147 euros supplémentaires en 2025.
Toujours selon Libération, l’ensemble de ses revenus annuels aurait ainsi atteint environ 775 210 euros en 2025 avant impôts, une progression largement attribuée aux recettes issues de l’édition.
Ces revenus, distincts de son mandat parlementaire, proviennent exclusivement de son activité d’auteur et des contrats conclus avec son éditeur.
Déclarations de patrimoine et interrogations sur la transparence

Les revenus annexes de Jordan Bardella ont également suscité des interrogations concernant ses obligations déclaratives.
Selon Libération, les sommes versées par Fayard n’apparaissaient pas dans une déclaration d’intérêts privés publiée par le Parlement européen en avril 2025, alors que les règles applicables aux eurodéputés imposent de déclarer certaines activités extérieures au-delà d’un seuil fixé par le code de conduite de l’institution.
Le quotidien indique toutefois que Jordan Bardella a ensuite procédé à une actualisation de ses déclarations auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), en déclarant notamment les avances perçues au titre de ses contrats d’édition. Une nouvelle déclaration serait actuellement en cours d’examen.
Concernant son patrimoine, la déclaration publiée par la HATVP en 2023 ne faisait état d’aucun bien immobilier, mais mentionnait une épargne supérieure à 100 000 euros répartie sur différents comptes.






