« Je vais vous défoncer la tête » : après un reporter de BFMTV, un journaliste de France 3 menacé en marge des incendies en Gironde
Alors que les incendies continuent de mobiliser d’importants moyens en Gironde, deux journalistes venus couvrir les opérations d’évacuation ont été pris à partie à proximité d’un établissement de santé. L’un d’eux affirme avoir été menacé, quelques instants après l’agression d’un confrère présent sur les lieux.

Les tensions provoquées par les violents incendies qui frappent la Gironde ont donné lieu à un incident impliquant plusieurs journalistes. Vendredi, à Arès, un reporter de France 3 Bordeaux affirme avoir été victime de menaces alors qu’il couvrait l’évacuation de l’hôpital privé Wallerstein.
Selon le journaliste Guillaume Decaix, il s’était rendu sur place afin de rendre compte de l’organisation des secours et de l’évacuation de l’établissement. Sa présence intervenait dans un contexte particulièrement tendu, marqué par une forte mobilisation des équipes d’urgence.
Quelques instants auparavant, un autre journaliste avait déjà été agressé au même endroit. Jean-Wilfrid Forquès, envoyé spécial de BFMTV, aurait reçu un coup au visage de la part d’une personne chargée de contrôler les accès de l’établissement. Le reporter a annoncé son intention de déposer plainte et a reçu le soutien de sa rédaction ainsi que de la Société des journalistes de RMC-BFMTV.
Un échange qui dégénère rapidement
Guillaume Decaix explique que lui et sa collègue ont d’abord été invités à quitter les abords de l’hôpital en raison de l’arrivée imminente d’ambulances destinées à transporter des patients. Le journaliste assure avoir immédiatement accepté de se déplacer afin de ne pas gêner les opérations de secours.
D’après son témoignage, cette proposition n’aurait toutefois pas permis d’apaiser la situation. Il décrit un interlocuteur particulièrement inflexible, avec lequel toute discussion semblait impossible. Malgré leur déplacement sur le côté, l’homme aurait continué à les suivre en adoptant une attitude de plus en plus agressive.
Des menaces filmées mais non diffusées

Toujours selon le reporter de France 3 Bordeaux, l’individu aurait fait référence à l’altercation survenue quelques minutes plus tôt avec le journaliste de BFMTV avant de proférer plusieurs menaces à son encontre.
Se sentant en danger, Guillaume Decaix indique avoir sorti son téléphone pour enregistrer la scène. Les images, précise-t-il, n’ont pas été rendues publiques. Le journaliste affirme que l’homme lui aurait notamment déclaré qu’il était prêt à recourir à la violence, allant jusqu’à le menacer de lui « défoncer la tête ».
La direction de l’hôpital réagit aux accusations
Interrogé à son tour, le directeur de l’hôpital privé Wallerstein, Philippe Cruette, a relativisé la portée de l’incident. Il explique que les équipes médicales étaient entièrement mobilisées par l’évacuation des patients et que personne, selon lui, n’aurait été témoin direct de la scène.







