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« Je t’aime et t’es la meilleure maman du monde » : les derniers messages de Camélia avant commettre l’acte à la sortie du lycée

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Quelques mots envoyés sur WhatsApp, un soupir de soulagement, puis l’irréversible. Le suicide de Camélia, 17 ans, lycéenne à Mitry-Mory, a bouleversé bien au-delà de son établissement.

Derrière le drame, une succession d’alertes, de décisions contestées et de messages poignants interrogent la gestion du harcèlement scolaire. Il est 11h24, ce mardi 13 janvier, lorsque Camélia reçoit un message de sa mère sur WhatsApp : « Ne fais plus attention à eux, c’est bon, le proviseur s’en occupe. » Depuis plusieurs semaines, l’adolescente subit des faits de harcèlement dans son lycée de Mitry-Mory, en Mitry-Mory. Pour elle et sa famille, cette phrase marque l’espoir d’une prise en charge enfin effective par l’institution scolaire.

Une fin de journée qui bascule

Pourtant, quelques heures plus tard, l’irréparable se produit. En fin d’après-midi, Camélia quitte précipitamment le lycée Lycée Honoré-de-Balzac. Elle monte dans le RER B, descend en gare de Villeparisis et se jette sur les voies à l’arrivée d’un train. Elle est déclarée morte à 17h57. Elle avait 17 ans. La nouvelle provoque une onde de choc immédiate au sein de l’établissement et dans la commune.

Un harcèlement connu de l’institution

Le suicide de Camélia soulève une profonde colère. Les faits de harcèlement qu’elle dénonçait étaient connus du corps enseignant. Plus grave encore, la direction du lycée avait été officiellement alertée, la mère de la jeune fille ayant adressé une lettre au proviseur pour signaler la situation. Ce dernier avait convoqué, la veille du drame, Camélia et les élèves mis en cause, dont deux camarades de classe.

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« Il était en colère »

Les échanges entre Camélia et sa mère, aujourd’hui versés au dossier, dessinent un climat particulièrement pesant. À l’issue de la première convocation, le lundi 12 janvier, l’adolescente écrit à sa mère : « Il était en colère. » Selon les proches, le proviseur aurait mal réagi à l’alerte écrite de la famille, comme s’il craignait une atteinte à l’image de l’établissement. Malgré cette entrevue, les faits de harcèlement se poursuivent le lendemain.

Une seconde convocation lourde de conséquences

Le mardi, moins de vingt-quatre heures après la première réunion, Camélia est de nouveau appelée dans le bureau du proviseur. Elle quitte son cours peu après 16 heures. L’entretien dure une trentaine de minutes. À 16h32, elle envoie un message glaçant à sa mère : « Ils ont dit que c’est moi la fautive et que j’aurai une sanction disciplinaire. Je t’aime de tout mon cœur. » Sa mère n’était pas informée de cette nouvelle convocation.

Les derniers messages d’une adolescente à bout

Les SMS s’enchaînent. À 16h43, Camélia écrit : « Il a dit que je me victimise. » Puis, quelques minutes plus tard : « En tout cas, je t’aime et t’es la meilleure maman du monde », accompagné de cœurs. Ces mots seront les derniers. Une camarade de classe témoignera plus tard : « Elle était dans un état décomposé. » Camélia quitte ensuite le lycée sans attirer l’attention.

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Une enquête pour comprendre les responsabilités

Moins d’une heure après sa sortie du bureau du proviseur, Camélia met fin à ses jours en gare de Villeparisis. Deux enquêtes ont été ouvertes : l’une judiciaire, l’autre administrative. Le proviseur et les harceleurs présumés sont visés par une plainte déposée par la famille. Les enquêteurs de la police judiciaire de Torcy s’attachent désormais à reconstituer les dernières heures de l’adolescente et à déterminer si des manquements ont contribué à ce drame.

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