« Je n’étais pas au courant de ce qui allait se produire » : Raphaël Arnault sort du silence après la disparition de Quentin Deranque
Après plusieurs semaines de silence, une prise de parole attendue a relancé les tensions autour d’une affaire déjà hautement sensible.

Entre positionnement judiciaire prudent et discours politique offensif, un député a tenté de reprendre l’initiative médiatique dans un contexte marqué par une forte polarisation.
Près de deux mois après les faits, Raphaël Arnault a choisi de s’exprimer publiquement sur le média Blast. Cette intervention intervient dans un climat déjà tendu, après la mort de Quentin Deranque survenue à Lyon à la mi-février 2026.
L’élu, également associé à la Jeune Garde, a livré une version des faits visant à clarifier sa position. Son discours s’inscrit dans une double logique : se dissocier des événements tout en répondant aux critiques politiques, alors que l’affaire a déjà des répercussions judiciaires dans son entourage proche.
Une absence revendiquée et justifiée

Au cœur de sa prise de parole, Raphaël Arnault insiste sur son absence lors des faits. Il affirme ne pas avoir été présent ni informé des circonstances de l’affrontement, écartant toute implication directe dans le drame.
Concernant son silence prolongé, l’élu avance une explication reposant sur la prudence. Il présente cette absence de réaction comme un choix destiné à éviter une escalade des tensions, évoquant le risque d’un climat encore plus conflictuel. Cette posture s’accompagne également de la mention de menaces reçues depuis les événements, contribuant à contextualiser son retrait médiatique.
Un entourage impliqué dans l’enquête

La situation se complexifie avec l’implication de l’un de ses collaborateurs parlementaires dans l’enquête en cours. Ce dernier fait l’objet de poursuites pour des faits qualifiés de « complicité par instigation », plaçant le député dans une position délicate.
Raphaël Arnault adopte alors une ligne de défense mesurée. S’il renvoie à la justice pour établir les responsabilités, il exprime néanmoins des réserves sur les intentions prêtées à son collaborateur, soulignant des éléments de personnalité qui, selon lui, ne correspondraient pas aux accusations formulées.
Un repositionnement sur le terrain politique

Au fil de son intervention, le député a élargi son propos au-delà du cadre strictement judiciaire. Il conteste la manière dont les faits ont été relayés, estimant que certaines versions auraient été amplifiées ou reprises sans recul par ses opposants et une partie des médias.






