« Je ne peux pas trouver de travail » : Melissa, 46 ans, est au chômage forcé à cause de ses tatouages, « je ne suis jamais prise »
Recouverte de plus de 800 tatouages, jusque sur le visage, Melissa Sloan affirme que son apparence constitue aujourd’hui un obstacle majeur dans sa recherche d’emploi. Cette Galloise de 48 ans raconte essuyer de nombreux refus et dépendre désormais des allocations pour vivre.
Pour Melissa Sloan, la passion du tatouage a pris des proportions particulièrement importantes. Cette mère de famille galloise âgée de 48 ans affirme posséder plus de 800 tatouages répartis sur l’ensemble de son corps, avec une concentration particulièrement visible sur son visage.
Loin de quelques motifs discrets pouvant facilement être dissimulés sous des vêtements, Melissa Sloan a progressivement recouvert une grande partie de sa peau. Son visage est aujourd’hui presque entièrement couvert d’encre, ce qui rend ses tatouages impossibles à masquer dans la plupart des situations quotidiennes, notamment lors d’un entretien professionnel.
Selon son témoignage rapporté par le Daily Star, cette apparence aurait directement affecté sa capacité à retrouver du travail. La Galloise assure avoir présenté plusieurs candidatures sans parvenir à convaincre les employeurs. Elle attribue ces refus répétés à ses nombreux tatouages, estimant qu’ils suscitent des réticences dès qu’elle se présente pour un poste.
Elle raconte notamment avoir candidaté pour un emploi consistant à nettoyer des toilettes dans son secteur de résidence. Malgré la nature du poste, sa candidature n’aurait pas été retenue, selon elle, en raison de son apparence tatouée. Melissa Sloan affirme également avoir déjà réussi à travailler par le passé, mais cet emploi n’aurait duré que peu de temps.
Une situation financière devenue particulièrement difficile
L’absence d’emploi a des conséquences directes sur le quotidien de cette mère de famille. Melissa Sloan explique dépendre actuellement des allocations pour subvenir aux besoins de son foyer, faute de parvenir à obtenir un nouveau poste.
Elle assure pourtant ne pas avoir renoncé à travailler. Dans son témoignage, la quadragénaire indique qu’elle accepterait une proposition professionnelle si une entreprise décidait de lui donner sa chance. Elle affirme être prête à reprendre une activité dès qu’une opportunité se présentera, malgré les difficultés rencontrées jusqu’ici lors de ses candidatures.
Sa situation illustre également les obstacles auxquels peuvent être confrontées certaines personnes lorsque leurs modifications corporelles sont particulièrement visibles. Si le tatouage s’est largement démocratisé au cours des dernières décennies, les tatouages couvrant intégralement ou presque le visage restent beaucoup moins courants et peuvent susciter des réactions très différentes dans le monde professionnel.
Dans le cas de Melissa Sloan, les motifs ne peuvent pratiquement pas être dissimulés lors d’un entretien ou sur le lieu de travail. Elle considère ainsi que les recruteurs portent leur jugement sur son apparence avant même de lui permettre de démontrer ses capacités professionnelles.
Son partenaire continue de la tatouer à domicile
Malgré les difficultés professionnelles qu’elle attribue à son apparence, Melissa Sloan n’a pas abandonné sa passion. Elle continue régulièrement à ajouter de nouveaux tatouages à ceux qui recouvrent déjà son corps, sans avoir besoin de se rendre systématiquement dans un salon spécialisé.
C’est son compagnon, Luke, qui réalise désormais une partie de ces nouveaux motifs. Selon son récit, il la tatoue directement à leur domicile, à raison de séances régulières, ce qui lui permet de poursuivre cette transformation corporelle sans avoir à supporter le coût que représenteraient des centaines de tatouages réalisés dans des établissements professionnels.
Au fil du temps, les nouveaux dessins se sont superposés ou ajoutés aux précédents. Son apparence est ainsi devenue particulièrement reconnaissable, avec une accumulation de motifs qui recouvre désormais une très grande partie de son visage et de son corps.
Cette passion n’aurait toutefois pas uniquement affecté sa vie professionnelle. Melissa Sloan raconte également avoir été confrontée à des situations difficiles dans sa vie personnelle et sociale. Elle affirme avoir été tenue à l’écart de certaines réunions ou célébrations familiales, notamment à l’occasion des fêtes de Noël.
La mère de famille assure également que son apparence lui aurait posé problème dans le cadre de la scolarité de ses enfants. Elle dit notamment s’être déjà vu refuser l’accès à certains spectacles scolaires auxquels participaient ses enfants, une situation qu’elle relie là encore à ses nombreux tatouages.
Le tatouage de plus en plus répandu dans la société
Le cas de Melissa Sloan demeure particulièrement atypique par le nombre et la visibilité de ses tatouages. Plus largement, le tatouage s’est considérablement démocratisé au cours des dernières décennies, notamment dans plusieurs pays européens, où il est désormais présent dans des catégories très diverses de la population.









