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« J’ai pété un plomb » : Julien, agriculteur, a vu 200 caravanes de gens du voyage s’installer sur son champ et décidé de se faire justice lui-même

La journée devait être consacrée à son exploitation agricole. Elle a finalement pris une tournure totalement inattendue.

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À Bourgneuf, en Savoie, un agriculteur a découvert environ 200 caravanes installées sans son autorisation sur huit hectares destinés à nourrir son troupeau.

Dimanche 19 juillet, Julien, agriculteur installé à Bourgneuf, en Savoie, a vu son quotidien brusquement bouleversé. Environ 200 caravanes appartenant à une communauté évangéliste de gens du voyage ont investi une parcelle privée de huit hectares qu’il exploite, sans qu’il ait donné son accord à cette installation.

Ce terrain avait pourtant une fonction essentielle pour son activité professionnelle. L’exploitant devait prochainement y couper l’herbe afin de constituer des réserves destinées à l’alimentation hivernale de ses animaux.

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Face à l’arrivée massive des véhicules, l’agriculteur a immédiatement craint pour sa récolte et l’état futur de sa parcelle. Le passage répété des caravanes, des voitures et de plusieurs centaines de personnes pouvait compromettre l’utilisation agricole du terrain.

La situation a rapidement provoqué de fortes tensions, Julien ayant eu le sentiment de se retrouver impuissant face à une occupation qu’il n’avait pas autorisée.

Une situation particulièrement tendue dans les premières heures

L’agriculteur reconnaît avoir réagi avec une vive colère lorsqu’il a découvert l’ampleur de l’installation. Constatant que les forces de l’ordre ne pouvaient pas faire évacuer immédiatement les véhicules, il explique avoir envisagé de régler lui-même la situation.

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Il a notamment décidé de bloquer l’accès à une partie des véhicules, une initiative qui a contribué à tendre davantage les échanges dans les premiers moments.

Julien a raconté avoir ressenti un profond sentiment d’injustice en voyant son outil de travail occupé sans son consentement. La situation aurait toutefois progressivement évolué vers l’apaisement.

Après les premières tensions, un dialogue a pu s’établir entre l’exploitant et les membres de la communauté, permettant d’éviter une aggravation du conflit.

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Pour l’agriculteur, la principale inquiétude s’est alors déplacée vers les conséquences concrètes de cette occupation temporaire, notamment les pertes agricoles et les éventuels dommages causés au terrain.

La préfecture promet une indemnisation à l’agriculteur

Les huit hectares occupés devaient fournir une quantité importante d’herbe pour nourrir le troupeau durant l’hiver. L’impossibilité de réaliser normalement cette récolte pourrait donc entraîner un manque à gagner direct pour l’exploitation.

À cela s’ajoute la question de l’état dans lequel sera laissée la parcelle après le départ des quelque 200 caravanes et des centaines de personnes présentes sur place.

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Selon Julien, la préfecture de Savoie lui a assuré qu’une indemnisation serait prévue afin de compenser les pertes liées à la récolte. Les frais nécessaires à la remise en état du terrain devraient également être pris en charge, un engagement qui a contribué à apaiser une partie de ses inquiétudes.

L’agriculteur reste néanmoins particulièrement attentif à l’état dans lequel il retrouvera son champ. Sa priorité est de pouvoir reprendre normalement son activité une fois le groupe parti.

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