Impôts : Le fisc va bientôt prélever directement votre compte bancaire, voici quand
La régularisation de l’impôt sur le revenu approche pour de nombreux foyers français.

À partir du 25 septembre, les contribuables ayant encore un solde à régler au titre de leurs revenus de 2025 seront directement prélevés, selon un calendrier dépendant du montant dû.
Pourquoi certains contribuables doivent-ils encore payer ?
Depuis 2019, l’impôt sur le revenu est prélevé à la source, ce qui permet théoriquement d’adapter les paiements à la situation financière des contribuables au fil de l’année. Ce dispositif n’empêche cependant pas l’apparition d’un écart entre les sommes déjà prélevées et le montant définitif de l’impôt calculé par l’administration fiscale.
Plusieurs situations peuvent expliquer cette différence. Certains contribuables ont, par exemple, perçu en 2025 des revenus plus importants qu’en 2024, sans que leur taux de prélèvement à la source ait été suffisamment ajusté pour tenir compte de cette évolution.
Un solde peut également apparaître lorsqu’une personne a bénéficié en janvier d’une avance de réductions ou de crédits d’impôt supérieure au montant auquel elle avait finalement droit. Dans ce cas, l’administration réclame la différence au moment de la régularisation.
Un taux de prélèvement devenu inadapté à la situation réelle du foyer peut également entraîner un reste à payer. Le prélèvement à la source constitue donc une avance calculée au cours de l’année, tandis que la déclaration annuelle permet ensuite au fisc de déterminer précisément l’impôt effectivement dû.
Un prélèvement prévu à partir du 25 septembre

Pour les contribuables concernés, le calendrier fiscal prévoit un premier prélèvement automatique le 25 septembre 2026. Les modalités de règlement dépendent directement du montant restant à verser à l’administration.
Lorsque le solde est inférieur ou égal à 300 euros, la régularisation est effectuée en une seule fois. L’intégralité de la somme est alors prélevée sur le compte bancaire enregistré auprès de l’administration fiscale à l’échéance prévue du 25 septembre.
Le fonctionnement change lorsque le montant à régler dépasse ce seuil. Au-delà de 300 euros, le fisc répartit automatiquement le paiement sur quatre prélèvements, afin que la totalité du solde ne soit pas débitée en une seule opération.
Ces prélèvements sont échelonnés entre le 25 septembre et le 28 décembre 2026. Les contribuables concernés peuvent retrouver le montant exact du solde ainsi que les échéances prévues sur leur avis d’impôt reçu au cours des dernières semaines.
Vérifier son avis d’impôt et ses coordonnées bancaires

L’avis d’imposition permet de savoir immédiatement si une régularisation est nécessaire. Le document indique le montant restant à payer ainsi que le calendrier des prélèvements prévus. Il est également disponible sous forme dématérialisée dans l’espace personnel du contribuable sur le site des Finances publiques.
À l’approche de la première échéance, il est important de s’assurer que les coordonnées bancaires enregistrées auprès de l’administration sont toujours correctes et correspondent à un compte pouvant être prélevé. Un changement de banque ou l’utilisation d’anciennes coordonnées peut empêcher l’opération de se dérouler normalement.
Un rejet du prélèvement peut en effet entraîner des complications dans le règlement du solde et l’application de pénalités fiscales. La vérification des informations bancaires permet donc d’éviter qu’un problème administratif ne s’ajoute au montant initialement réclamé.
Les personnes concernées peuvent également consulter leur espace fiscal afin de vérifier les informations figurant sur leur avis. Le montant du reste à payer n’arrivera donc pas sans avertissement, puisque les modalités de régularisation sont précisées dans les documents transmis par l’administration.
Comment éviter une nouvelle régularisation en 2027 ?

Un reste à payer cette année peut signaler que le taux de prélèvement à la source ne correspond plus suffisamment à la situation financière actuelle du contribuable. Il est possible de modifier ce taux sans attendre la prochaine déclaration annuelle lorsque les revenus ou la situation du foyer évoluent.
Une personne dont les revenus augmentent peut ainsi demander une adaptation de son prélèvement afin que les montants retenus chaque mois se rapprochent davantage de l’impôt qui sera finalement calculé. Cette démarche peut réduire le risque de devoir verser une somme importante lors de la régularisation suivante.
Une autre possibilité concerne les réductions et crédits d’impôt. Les contribuables qui estiment que leurs avantages fiscaux seront moins élevés l’année suivante peuvent modifier le montant de l’avance correspondante, plutôt que de recevoir une somme trop importante qu’ils devront ensuite restituer.






