« Il lui a éclaté au visage »: un jouet « squishy » explose et brûle grièvement un enfant de 8 ans
Un jouet présenté comme inoffensif s’est retrouvé au cœur d’un grave accident dans le Pas-de-Calais. Un garçon de 8 ans a été grièvement brûlé après l’explosion d’un « squishy », un jouet antistress très populaire auprès des enfants. L’incident relance les interrogations sur la sécurité de ces produits.
Les faits se sont produits à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais. Selon le témoignage de sa mère, Nancy Lorio, largement relayé sur les réseaux sociaux, son fils de 8 ans jouait avec un cube antistress « Cool Mix Supergel » lorsqu’il a soudainement éclaté au niveau de son visage et de son torse.
Le jouet, acheté dans un magasin Smyths Toys, appartient à la catégorie des « squishies », ces objets en matière souple conçus pour être pressés et malaxés.
L’explosion aurait projeté un gel accompagné de paillettes directement sur l’enfant, provoquant des brûlures du deuxième degré. Les photographies publiées par sa mère montrent un visage fortement rougi, des lèvres gonflées ainsi que des résidus du produit collés à la peau.
Dans la précipitation, la mère de famille a tenté de retirer cette substance, mais le gel adhérait tellement à la peau que celle-ci se décollait en même temps, aggravant encore la situation.
Une prise en charge médicale lourde
L’enfant a été transporté au centre spécialisé dans le traitement des brûlés de Lille. Les médecins ont pris en charge ses blessures sous anesthésie générale.
Selon sa mère, les lésions au thorax sont particulièrement importantes, au point qu’une greffe de peau devrait être nécessaire pour favoriser sa reconstruction.
En partageant son témoignage, Nancy Lorio explique vouloir alerter les autres familles sur les risques potentiels liés à ce type de jouets, afin qu’un accident similaire ne se reproduise pas.
Des incidents déjà signalés à l’étranger
Si ce type d’accident reste exceptionnel en France, plusieurs cas comparables ont déjà été recensés en Amérique du Nord. L’association américaine Consumer Reports indique notamment avoir reçu de nombreux signalements concernant des squishies qui s’ouvrent brutalement, laissant échapper un gel susceptible de provoquer des irritations de la peau ou des yeux.
D’autres situations plus rares ont également été rapportées. Certaines sont liées à une exposition prolongée à la chaleur, comme un jouet oublié dans une voiture en plein soleil ou volontairement chauffé au micro-ondes après la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux.
Dans le cas survenu à Saint-Omer, la mère affirme que son fils n’a jamais placé le jouet au micro-ondes. Les circonstances exactes de l’échauffement du produit restent donc inconnues, même si une exposition prolongée au soleil figure parmi les hypothèses évoquées.
Une composition qui soulève des interrogations
L’origine exacte des brûlures fait toujours l’objet de nombreuses questions. Selon la famille, la composition précise du gel ne figurait pas sur l’emballage du produit, compliquant l’identification de la substance responsable.
Sur certaines fiches commerciales disponibles en ligne, le jouet est présenté comme fabriqué à partir de matériaux non toxiques, notamment du caoutchouc thermoplastique et du maltose, un extrait de malt utilisé dans l’industrie alimentaire.
Toutefois, plusieurs associations de consommateurs mettent en garde contre l’utilisation de la mention « non toxique », estimant qu’elle ne garantit pas l’absence de risques en cas de contact prolongé avec la peau ou les yeux.
Des analyses réalisées par Consumer Reports sur plusieurs jouets similaires ont également montré que certains gels présentaient un pH très acide, proche de celui du vinaigre ou du jus de citron. Dans une telle situation, les blessures pourraient résulter non seulement de la chaleur, mais également d’une brûlure chimique.









