« Il a voulu lutter jusqu’au bout »… le combat de Corentin, 17 ans, continue bien au-delà de sa disparition…
À seulement 17 ans, Corentin Ramage est décédé après plusieurs mois de lutte contre un cancer particulièrement rare. Ses parents ont choisi de raconter son parcours afin de faire connaître cette maladie peu fréquente et de rendre hommage au courage dont leur fils a fait preuve jusqu’à ses derniers instants.
Originaire d’Albi, dans le Tarn, Corentin Ramage s’est éteint le 1ᵉʳ juillet 2026, entouré de sa famille et des équipes médicales qui l’accompagnaient à l’Oncopole de l’Institut universitaire du cancer de Toulouse. Le jeune homme, âgé de 17 ans, combattait depuis six mois une maladie particulièrement rare.
Décrit par ses proches comme un élève brillant, passionné d’informatique et de jeux vidéo, Corentin nourrissait le projet de travailler plus tard dans la cybersécurité. Malgré les traitements et la fatigue, il souhaitait continuer à échanger avec ses proches, poursuivre ses études lorsque son état le permettait et profiter de chaque moment passé avec sa famille.
Sa mère raconte que son fils a conservé une volonté remarquable tout au long de son parcours médical, poursuivant les traitements proposés malgré leur lourdeur et les difficultés qu’ils entraînaient au quotidien.
Des premiers symptômes à un diagnostic particulièrement rare

Les premiers signes de la maladie apparaissent à la fin de l’année 2025. Corentin souffre de douleurs au niveau de la poitrine accompagnées d’une fièvre persistante. Dans un premier temps, les examens ne mettent pas en évidence d’anomalie inquiétante et un traitement est prescrit en raison d’une suspicion d’infection pulmonaire.
Face à la persistance des symptômes, de nouveaux examens sont réalisés quelques semaines plus tard. Un scanner révèle la présence d’anomalies au niveau du thorax, conduisant les médecins à approfondir les investigations.

Les examens permettent finalement de diagnostiquer un carcinome NUT, une forme de cancer extrêmement rare liée à une anomalie génétique impliquant le gène NUTM1. Cette maladie touche principalement certaines zones situées au niveau du thorax, de la tête ou du cou et se caractérise par une évolution particulièrement rapide.
Dans le cas de Corentin, la tumeur s’était développée à proximité de la veine cave supérieure, provoquant notamment des gonflements importants au niveau du torse et des bras.
Plusieurs traitements pour tenter de ralentir la maladie
Les médecins expliquent rapidement à la famille que cette forme de cancer reste particulièrement difficile à traiter. Une prise en charge est néanmoins engagée afin de tenter de limiter la progression de la maladie.
Corentin suit cinq cycles de chimiothérapie à fortes doses, nécessitant de longues périodes d’hospitalisation à Toulouse. Durant ces mois, ses parents organisent leur quotidien pour rester constamment à ses côtés, alternant leur présence auprès de lui tout en veillant sur leur foyer.
Malgré la maladie, le jeune homme continue de recevoir la visite de ses amis, de sa famille et de certains proches. Son état lui permet même, à quelques reprises, de retourner brièvement au lycée afin de retrouver ses camarades.
Selon ses parents, Corentin gardait l’envie de poursuivre ses projets d’avenir, tout en profitant du temps passé avec ceux qui l’entouraient.








