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Hautes-Alpes: un élève de CM2 frappe une enseignante qui souffre d’une fracture au visage

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Une récréation ordinaire a viré à la violence dans une école des Hautes-Alpes. Dix jours après les faits, la réintégration de l’élève mis en cause ravive l’inquiétude des familles et relance le débat sur la gestion de situations sensibles au sein des établissements scolaires.

Le vendredi 9 janvier, dans la cour de l’école de Baratier, la récréation a pris une tournure dramatique. Un élève de CM2 s’en est pris physiquement à plusieurs enseignantes, provoquant un choc profond au sein de la communauté éducative. L’une des institutrices, violemment frappée au visage, souffre d’une fracture et demeure en arrêt de travail. Depuis, l’émotion reste vive parmi les parents et le personnel scolaire.

D’après les éléments recueillis, tout serait parti d’un rappel à l’ordre. L’enfant aurait lancé des boules de neige sur d’autres élèves lorsque son enseignante est intervenue. Le ton serait monté rapidement. Une collègue appelée en renfort pour apaiser la situation aurait alors reçu un coup de poing particulièrement violent, marquant un point de bascule dans cet échange qui aurait dû rester anodin.

Un élève arrivé en cours d’année avec un passif connu

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L’enfant concerné n’était pas scolarisé à Baratier en début d’année. Il avait rejoint l’établissement après les vacances de la Toussaint, après un passage dans une école d’Embrun dont il aurait été retiré à la suite de précédents incidents. Cette information, révélée après les faits, alimente aujourd’hui le sentiment d’incompréhension chez de nombreux parents, qui estiment ne pas avoir été suffisamment informés.

Le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale dans les Hautes-Alpes, Aymeric Meiss, assure qu’aucune volonté de dissimulation n’a guidé la gestion de cette affaire. Il indique que tous les acteurs sont mobilisés : équipe pédagogique, parents d’élèves, psychologue scolaire et mairie. L’élève a été temporairement écarté avant de réintégrer l’école le 19 janvier, conformément au cadre légal, explique-t-il, précisant qu’un travail est mené avec la famille pour trouver une solution adaptée.

Des parents qui dénoncent un climat d’insécurité

Plusieurs parents ont adressé des courriers aux élus locaux et à la direction de l’école. Ils y dénoncent des « dispositions peu adaptées » tant pour l’élève auteur des faits que pour les enseignants et les autres enfants. Ils pointent un manque de transparence et réclament un retour rapide à un climat serein et sécurisé, estimant que les mesures actuelles ne répondent pas pleinement à leurs inquiétudes.

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Selon le DASEN, un protocole spécifique a été mis en place afin de protéger les enseignantes et les élèves tout en accompagnant l’enfant concerné. L’objectif affiché est double : assurer la sécurité de tous et éviter l’exclusion pure et simple d’un élève en difficulté. Un équilibre délicat à trouver, qui cristallise aujourd’hui les tensions au sein de l’école.

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