François Ruffin fermera la chaîne CNEWS s’il est élu président de la République.
La déclaration a immédiatement fait réagir le paysage politique et médiatique.

En pleine recomposition de la gauche en vue de 2027, François Ruffin a affirmé qu’il fermerait CNews s’il accédait à la présidence de la République. Une sortie très offensive qui s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour des médias du groupe Bolloré.
Mardi 5 mai, lors d’un meeting organisé dans le XXe arrondissement de Paris autour de l’initiative “Front populaire 2027”, François Ruffin a provoqué une vive réaction en évoquant l’avenir de CNews en cas de victoire de la gauche à l’élection présidentielle.
Devant plusieurs figures politiques présentes, parmi lesquelles Marine Tondelier, Clémentine Autain ou encore Olivier Faure, le député de la Somme a déclaré : « Pour nous, CNews sera fermé ».
Une phrase prononcée sous les applaudissements d’une partie des militants présents dans la salle, avant d’être largement relayée sur les réseaux sociaux.
Une attaque directe contre la galaxie Bolloré

En ciblant frontalement la chaîne du groupe de Vincent Bolloré, François Ruffin poursuit une stratégie de confrontation assumée avec certains médias jugés trop orientés politiquement.
Le député estime notamment observer un “reflux de l’extrême droite” en Europe et s’est réjoui d’une baisse d’audience récente de CNews, désormais concurrencée plus fortement par BFMTV et LCI.
Cette prise de position intervient également dans un moment politique particulier où François Ruffin tente d’apparaître comme une alternative crédible à Jean-Luc Mélenchon au sein d’une gauche divisée.
Une déclaration qui soulève des questions juridiques

Pour l’heure, ni François Ruffin ni les représentants du “Front populaire 2027” n’ont détaillé les moyens juridiques permettant une telle fermeture.
En France, les chaînes de télévision privées sont encadrées par Arcom, qui attribue les fréquences TNT et peut sanctionner les diffuseurs en cas de manquements répétés.
CNews est d’ailleurs régulièrement au cœur de controverses et figure parmi les chaînes les plus sanctionnées par le régulateur audiovisuel ces dernières années.
Une sortie qui divise déjà
Cette déclaration provoque déjà de nombreuses réactions dans le débat public. Certains soutiens de François Ruffin y voient une dénonciation assumée d’un traitement médiatique qu’ils jugent militant, tandis que ses opposants dénoncent une atteinte potentielle à la liberté de la presse et au pluralisme des médias.






