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Face à Bardella, Lescure monte au front : « Il n’a jamais mis les pieds dans une entreprise »

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Devant la presse parisienne, le ton est monté d’un cran. Roland Lescure n’a pas cherché à arrondir les angles et a choisi la riposte frontale face aux critiques venues des deux extrêmes de l’échiquier politique.

En toile de fond : la cession de LMB Aerospace, devenue symbole d’un débat brûlant sur la souveraineté économique française. Le ministre de l’Économie a vivement réagi aux accusations du président du Rassemblement national, qui dénonçait la vente d’une entreprise stratégique française à un groupe américain, parlant de « grande braderie ». Pour Roland Lescure, cette charge relève davantage de la posture politique que d’une analyse économique sérieuse.

« Je n’ai certainement pas de leçon à recevoir de quiconque, ni de Jordan Bardella, qui n’a jamais mis les pieds dans une entreprise, et qui défend le grand capital le lundi pour mieux le taxer le mardi », a-t-il lancé, soulignant selon lui les contradictions du discours du RN sur l’économie.

Mélenchon également ciblé

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Le ministre n’a pas épargné Jean-Luc Mélenchon, qui l’avait qualifié de « traître à la Nation ». Une accusation qu’il juge paradoxale au regard de certaines positions défendues par le leader de La France insoumise.

« C’est quand même fort de café… alors qu’il appelle peu après à rouvrir Nord Stream et à relancer les importations de gaz russe en Europe », a-t-il ironisé, pointant ce qu’il considère comme une incohérence stratégique.

Une économie ouverte, mais sous contrôle

Sur le fond, Roland Lescure a réaffirmé la ligne du gouvernement : rester attractif pour les capitaux privés tout en protégeant les intérêts stratégiques nationaux. Il a rappelé qu’il ne partageait pas la vision d’une économie largement nationalisée, défendue par certains courants politiques.

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« L’économie dans laquelle nous souhaitons être, c’est une économie où les capitaux privés ont un rôle à jouer », a-t-il insisté.

La cession de LMB Aerospace n’a pas été validée sans conditions, a tenu à rappeler le ministre. L’entreprise, qui produit notamment des équipements destinés aux Rafale et aux sous-marins nucléaires, reste considérée comme sensible.

L’État a ainsi imposé plusieurs garanties : une action préférentielle permettant de bloquer toute décision stratégique contraire aux intérêts français, le maintien de la production sur le territoire, ainsi que des engagements stricts concernant les contrats liés à la défense. Pour Roland Lescure, ces mécanismes prouvent qu’il est possible de concilier souveraineté et ouverture économique. L’objectif affiché : éviter un repli protectionniste tout en assurant la pérennité des capacités industrielles stratégiques du pays.

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