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Enquête ouverte à Saint-Nazaire après le décès d’une collégienne de 14 ans…

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Un nouveau drame frappe la communauté éducative et relance, avec une violence sourde, la question du harcèlement scolaire.

Début janvier, une adolescente de 14 ans a mis fin à ses jours alors qu’elle venait d’être admise à l’hôpital. Sa famille dénonce une longue spirale de violences ignorées et appelle à faire toute la lumière sur les responsabilités.

Début janvier, une adolescente âgée de 14 ans est décédée par suicide alors qu’elle était hospitalisée au centre hospitalier de Saint-Nazaire. Rapidement, le parquet local a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes du drame. La jeune fille était scolarisée en classe de troisième au collège Saint-Louis, un établissement privé de la ville, et se trouvait en grande détresse psychologique au moment de son admission.

Une enquête judiciaire et une investigation interne

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Face à la gravité des faits, le parquet de Saint-Nazaire a lancé une enquête officielle. Parallèlement, une enquête interne a été ouverte au sein de l’hôpital afin d’évaluer les conditions de prise en charge de la collégienne. La direction de l’établissement hospitalier affirme qu’aucune défaillance n’est établie à ce stade, tout en reconnaissant la nécessité d’un examen approfondi des protocoles appliqués.

Une famille qui dénonce un harcèlement prolongé

Dans un courrier transmis à la presse, la famille de l’adolescente décrit une situation de souffrance extrême. Selon ses proches, la jeune fille aurait été harcelée depuis plus de quatorze mois, notamment par une autre élève, avec des propos allant jusqu’à l’incitation au suicide. Elle avait déjà été admise à plusieurs reprises aux urgences pédiatriques et avait fait plusieurs tentatives de suicide avant le drame final.

L’établissement scolaire mis en cause

Si l’hôpital fait l’objet d’investigations, c’est surtout le collège qui se retrouve au centre des critiques familiales. Les parents estiment que les procédures internes n’auraient pas été respectées pour empêcher l’irréparable, malgré de multiples alertes adressées à l’établissement. Ils affirment avoir appelé à l’aide à plusieurs reprises, sans obtenir de réponse jugée suffisante.

La version du collège Saint-Louis

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Contactée par l’AFP, Marie-Caroline Hamon-Vinet, déléguée générale de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique et chargée de la communication du collège-lycée Saint-Louis, a livré une version nuancée. Elle indique que la situation de l’adolescente était connue depuis son entrée en sixième, suivie par l’établissement et coordonnée avec des partenaires médicaux extérieurs.

Harcèlement ou conflit entre élèves ?

L’établissement refuse toutefois d’employer le terme de harcèlement. Selon sa représentante, il s’agirait juridiquement d’un conflit entre élèves, fréquent à l’adolescence. La jeune fille avait bénéficié de mesures d’accompagnement, dont un changement de classe, afin de tenter d’apaiser la situation. Une position qui contraste fortement avec le ressenti exprimé par la famille endeuillée.

Un drame qui résonne au-delà de Saint-Nazaire

Ce suicide intervient dans un contexte national déjà lourd. Il fait écho à la mort récente de Camélia, 17 ans, décédée après s’être allongée sur les rails du RER B en Mitry-Mory, après avoir dénoncé un harcèlement scolaire. Deux enquêtes ont été ouvertes dans cette affaire, dont l’une pour “harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider”, soulignant la gravité et la récurrence de ces situations.

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