«Elle te choisit ou ne te choisit pas» : un ex-journaliste de France 2 révèle sa relation avec Brigitte Bardot
À l’approche des obsèques de Brigitte Bardot à Saint-Tropez, un ancien compagnon sort de l’ombre. Loin des récits mondains et des amants célèbres, Philippe Gassot livre le souvenir d’une femme intime, simple et profondément humaine.

Le témoignage rare d’un amour vécu sans projecteurs, mais non sans intensité. Alors que la France s’apprête à dire adieu à celle que le public surnommait affectueusement BB, Philippe Gassot choisit de briser le silence. Ancien correspondant à Washington pour France 2, il confie aujourd’hui vouloir raconter une autre facette de Brigitte Bardot : celle d’une « amoureuse ordinaire ». Lassé de lire des portraits limités aux fêtes et aux passions tapageuses, il revendique une parole plus intime, accordée d’abord au Télégramme, puis au Le Parisien, au lendemain de la disparition de l’actrice.
« Je ne voulais pas être Monsieur Bardot »
Avec pudeur, Philippe Gassot rappelle qu’il n’a jamais cherché la lumière. « Je ne voulais pas être Monsieur Bardot », résume-t-il, conscient du poids que représentait une relation avec une icône mondiale. Selon lui, Brigitte Bardot elle-même aurait rejeté cette mythification permanente. Elle se vivait aussi comme une femme simple, capable de balayer d’un mot les récits trop emphatiques, préférant se reconnaître dans une humanité ordinaire, loin du vernis du star-system.
Une rencontre marquante au tournant des années 1970

Leur histoire débute en 1974, lors d’une soirée. Elle a alors 40 ans et vient de tourner la page du cinéma, lui est plus jeune et commence sa carrière de reporter à RTL. Dans son récit, Philippe Gassot insiste sur une réalité peu connue : avec Bardot, tout repose sur son choix. « Elle te choisit ou ne te choisit pas », confie-t-il, décrivant un quotidien où l’actrice prenait l’initiative, appelant directement la rédaction, impressionnante par sa mémoire et sa détermination. À RTL, leur relation n’était d’ailleurs un secret pour personne.
Une vie loin du luxe et des paillettes
À rebours des clichés, Brigitte Bardot apparaît sous les traits d’une femme sobre et accessible. Peu maquillée, un foulard dans les cheveux, elle aimait les balades dans Paris à bord d’une vieille Austin et les repas dans des restaurants modestes. Philippe Gassot évoque une femme aimant les « gargotes » et les gens, acceptant de partager son quotidien avec un homme qu’il qualifie lui-même d’ordinaire. Une normalité revendiquée, vécue comme une parenthèse précieuse dans une existence surexposée.
Présente dans l’épreuve la plus sombre

L’un des passages les plus bouleversants de son témoignage concerne l’année 1975. Victime d’un grave accident de la route en Bretagne, Philippe Gassot est plongé dans le coma, hospitalisé à Pont-l’Abbé, dans le Finistère. À son réveil, Brigitte Bardot est à son chevet, lui tenant la main. Il conserve encore des lettres écrites par l’actrice, débordantes de tendresse et d’encouragements, dans lesquelles elle lui transmet force et amour au cœur de l’épreuve.
Une rupture brutale, fidèle à son caractère
Pourtant, cette histoire ne résistera pas au temps. La séparation survient durant la convalescence du journaliste. Décidée par Brigitte Bardot, elle laisse une blessure profonde. Refusant de la rejoindre à Courchevel, affaibli et sur des béquilles, Philippe Gassot comprend plus tard qu’elle y a rencontré quelqu’un d’autre. Il décrit une femme entière, capable d’aimer avec intensité, mais aussi de rompre sans détour, fidèle à une radicalité assumée dans ses choix.





