Edouard Philippe donné gagnant face à Jordan Bardella au second tour en 2027 selon un sondage
À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, les premières projections dessinent déjà des rapports de force contrastés.

Entre domination annoncée au premier tour et incertitudes pour le second, les équilibres politiques restent mouvants, révélant une recomposition encore fragile du paysage électoral.
Selon un récent sondage Odoxa-Mascaret, Édouard Philippe pourrait l’emporter face à Jordan Bardella lors du second tour de la présidentielle de 2027. L’ancien chef du gouvernement recueillerait 52 % des intentions de vote, contre 48 % pour son adversaire, traduisant un rapport de force relativement équilibré.
Ce résultat marque une évolution notable par rapport à une précédente enquête du même institut, qui donnait alors l’avantage au candidat du Rassemblement national.
Un Rassemblement national dominant au premier tour

Malgré ce possible revers au second tour, Jordan Bardella s’impose nettement en tête des intentions de vote au premier tour. Le candidat du Rassemblement national atteindrait entre 34 % et 38 %, avec une avance significative sur ses concurrents.
Cette dynamique confirme la solidité de son socle électoral, qui lui permettrait d’aborder le premier tour en position favorable, quelle que soit la configuration politique.
Des scénarios variables selon les alliances
Le sondage explore plusieurs hypothèses, notamment celle d’une candidature unique de la droite et du centre autour d’Édouard Philippe. Dans ce cas, les voix issues de ces camps pourraient se regrouper et renforcer sa position, réduisant l’écart avec le candidat du RN.
À l’inverse, une dispersion des candidatures, notamment avec la présence de Bruno Retailleau, fragiliserait ce bloc, redistribuant une partie des intentions de vote.
Une gauche divisée dans les intentions de vote

Du côté de la gauche, les intentions de vote apparaissent fragmentées. Jean-Luc Mélenchon se maintiendrait autour de 12 à 13 %, tandis que Raphaël Glucksmann atteindrait environ 10 %.
Cette dispersion affaiblit la capacité de la gauche à peser dans la compétition, laissant le champ libre à un affrontement entre le RN et un candidat du centre-droit au second tour.
Édouard Philippe plébiscité à droite et au centre
Au-delà des intentions de vote, Édouard Philippe bénéficie d’une forte adhésion auprès des électeurs de droite et du centre. Il apparaît comme la figure la plus consensuelle de ce bloc, devançant d’autres personnalités comme Gabriel Attal ou Gérald Darmanin.
Cette capacité à rassembler constitue un atout majeur dans la perspective d’un second tour, où l’élargissement de l’électorat est déterminant.
Des sondages à relativiser
Comme toute enquête d’opinion, ces résultats doivent être interprétés avec prudence. Ils reflètent un état des rapports de force à un instant donné, sans préjuger de l’évolution future de la campagne. Un autre sondage récent, réalisé par Elabe, confirme néanmoins cette tendance, donnant également Édouard Philippe vainqueur face aux principaux candidats du RN.






