Disparition d’Emile : qui est Maximin, l’oncle du petit garçon, dont les vélos ont été saisis ?
Plus d’un an après la disparition d’Émile au Haut-Vernet, l’enquête progresse par touches minutieuses. Deux vélos saisis chez les grands-parents concentrent désormais l’attention des experts.

Derrière ces objets du quotidien, les juges espèrent trouver des traces capables d’éclairer un mystère qui hante toujours la vallée. Saisis le 16 décembre dernier dans le garage des grands-parents, deux vélos retiennent aujourd’hui l’attention des enquêteurs. Selon des informations rendues publiques mercredi, ces bicyclettes seraient habituellement utilisées par Maximin, l’un des oncles du petit Émile, lors de ses séjours au Haut-Vernet.
Ces objets, en apparence anodins, ont été envoyés pour analyse au laboratoire bordelais dirigé par le professeur Christian Doutremepuich, spécialiste reconnu des techniques d’extraction d’ADN à très haute sensibilité. L’objectif est clair : rechercher d’éventuelles traces génétiques susceptibles d’apporter un éclairage nouveau au dossier.
Une expertise scientifique encore en cours

Les analyses menées sur ces vélos sont toujours en cours, selon une source proche de l’enquête. Les magistrats espèrent y déceler des éléments matériels capables de relancer l’instruction, alors que le mystère demeure entier depuis juillet 2023.
Dans ce type de procédure, la recherche d’ADN peut parfois révéler des indices invisibles à l’œil nu, notamment sur des surfaces manipulées de manière répétée. Les enquêteurs misent sur cette piste scientifique pour tenter de progresser là où les témoignages et les premières investigations n’ont pas suffi.
Un oncle déjà entendu par la justice
Le nom de Maximin, âgé de 20 ans, n’apparaît pas pour la première fois dans la procédure. Le 25 mars 2025, il avait été placé en garde à vue en même temps que ses parents, Anne et Philippe Vedovini, ainsi que sa sœur Marthe. Les qualifications évoquées à ce moment-là étaient lourdes : homicide volontaire et recel de cadavre.
Ces mesures avaient été déclenchées à la suite du témoignage d’un voisin. Ce dernier affirmait avoir aperçu le petit Émile descendre une rue du hameau le jour de sa disparition, suivi de près par trois membres de la famille, avant de les voir remonter quelques instants plus tard sans l’enfant.
Une remise en liberté sans poursuites

Après plusieurs heures d’audition, les membres de la famille Vedovini avaient été remis en liberté. Aucune charge n’a, à ce jour, été retenue contre eux. La justice rappelle régulièrement la nécessité de respecter la présomption d’innocence, alors que l’enquête se poursuit dans un climat de grande sensibilité.
Malgré l’absence de poursuites, les juges d’instruction n’excluent aucune hypothèse, y compris celle impliquant le cercle familial. Cette prudence s’inscrit dans la volonté de ne fermer aucune piste tant que le mystère de la disparition n’est pas levé.
Un jeune homme présent au Haut-Vernet le jour des faits
Maximin faisait partie des proches présents au hameau le 8 juillet 2023, date à laquelle Émile s’est volatilisé. L’étudiant, qui travaille aujourd’hui dans le sud de la France, a toujours cherché à préserver son anonymat, loin de l’agitation médiatique qui entoure l’affaire.
En décembre dernier, il a de nouveau été entendu par les juges d’instruction, cette fois en qualité de partie civile. Une position qui traduit sa volonté affichée de coopérer pleinement avec la justice.






