Disparition de Manon Relandeau : Son conjoint et principal suspect incarcéré en Algérie
Plus d’un mois après la disparition de Manon Relandeau, l’enquête continue de progresser malgré l’absence toujours inexpliquée de son corps.

Le principal suspect, son conjoint, a été placé en détention en Algérie, tandis que les investigations se poursuivent activement entre les deux pays.
Selon les informations communiquées par le parquet et révélées notamment par Ouest-France, le compagnon de Manon Relandeau, âgé de 41 ans et de nationalité algérienne, a été interpellé la semaine dernière par les autorités algériennes.
L’homme se trouvait avec leur fille de 15 mois au moment de son arrestation. Il avait quitté la France le 2 avril pour rejoindre son pays d’origine, quelques jours avant l’ouverture officielle d’une enquête pour meurtre et enlèvement par le parquet de Nantes.
Le suspect faisait l’objet d’une notice rouge d’Interpol.
Une extradition impossible entre la France et l’Algérie

L’affaire prend également une dimension diplomatique et judiciaire particulière. En vertu des accords existants entre la France et l’Algérie, aucun des deux États n’extrade ses propres ressortissants.
Autrement dit, le suspect ne pourra pas être remis directement à la justice française. En revanche, il peut être poursuivi sur le territoire algérien dans le cadre de la coopération judiciaire entre les deux pays.
Un passé déjà marqué par des violences
L’homme était déjà connu des services judiciaires français. Le parquet a rappelé qu’il avait été condamné en 2019 à Nantes à une peine avec sursis pour des violences commises sur une précédente compagne.
Quelques jours avant sa disparition, Manon Relandeau avait pris contact avec l’association Citad’elles, spécialisée dans l’accompagnement des femmes victimes de violences. Un rendez-vous avait été fixé début avril, mais la jeune femme ne s’y est jamais rendue.
D’importants moyens déployés sur le terrain

Depuis le signalement de sa disparition le 3 avril, les recherches se poursuivent autour de Saint-Étienne-de-Montluc, où le couple vivait.
Plus d’une centaine de gendarmes ont été mobilisés dans cette enquête particulièrement sensible. Des équipes cynophiles, la brigade fluviale ainsi qu’une cellule nationale d’enquête pilotée par la section de recherches de Nantes ont été engagées afin de retrouver des indices permettant de localiser le corps de la jeune femme.
Deux mises en examen en France
Parallèlement, deux autres personnes ont déjà été mises en examen dans ce dossier. Elles sont soupçonnées d’« association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » ainsi que de « modification des lieux d’un crime ».






