Devant sa compagne, Thierry Ardisson sans pudeur avec François Hollande : « Comment vous faites pour avoir une femme aussi… »
La disparition de Béatrice Ardisson a ravivé une mémoire collective bien au-delà du cercle musical.

En s’éteignant à 62 ans, elle laisse derrière elle une empreinte sonore singulière, mais aussi le souvenir d’une époque télévisuelle incarnée par une figure incontournable : Thierry Ardisson.
Mercredi 18 février 2026, ses enfants ont annoncé son décès, survenu des suites d’un cancer. Béatrice Ardisson, ingénieure du son et créatrice d’ambiances musicales, s’est éteinte entourée des siens. Figure discrète, elle a pourtant façonné l’identité sonore de plusieurs programmes cultes, notamment Paris Dernière, dont elle signait les compilations élégantes et audacieuses.
Ancienne styliste passée par la maison Kenzo, fondatrice du label Ardisong, elle avait développé un univers musical reconnaissable entre mille, mêlant reprises inattendues et atmosphères feutrées. Des hôtels parisiens aux défilés de mode, son travail a marqué toute une génération d’esthètes.
Une double perte pour le paysage audiovisuel

Sa disparition survient quelques mois après celle de Thierry Ardisson, décédé le 14 juillet 2025. Cette coïncidence tragique replonge le public dans l’histoire d’un couple qui, malgré leur séparation en 2010, aura durablement marqué la télévision française.
Dans l’ombre de l’animateur, Béatrice Ardisson participait activement à l’identité de ses émissions. Les blind tests de Tout le monde en parle ou les ambiances sophistiquées de ses plateaux portaient sa patte musicale, contribuant à créer une atmosphère unique.
Thierry Ardisson, l’impertinence érigée en marque de fabrique

Surnommé “l’homme en noir”, Thierry Ardisson s’est imposé pendant plus de trente ans comme une figure singulière du PAF. Costume sombre, ton tranchant, questions frontales : il cultivait une image élégante et provocatrice.
Son principe était clair : poser la question que d’autres évitent. Chez lui, l’irrévérence était un outil narratif, une façon de faire tomber les masques. Ce style lui a valu admiration et inimitiés, certains invités ayant mal vécu ses saillies parfois abruptes.
Parmi eux, Julie Gayet, qui n’avait jamais caché son amertume après une émission jugée humiliante, où la promotion de son film avait été tournée en dérision.
Une séquence tendue avec François Hollande et Julie Gayet
En 2023, lors de son passage dans Quelle Époque ! sur France 2, Thierry Ardisson participe à un jeu de réactions à des photos de personnalités. L’ambiance est légère jusqu’à l’apparition du visage de François Hollande à l’écran.
La tension est palpable : Julie Gayet, compagne de l’ancien président, est assise à ses côtés. Lorsque Léa Salamé suggère malicieusement une question — “Comment vous faites pour avoir une femme aussi belle ?” — Ardisson la reprend sans hésiter.
“François Hollande, comment vous faites pour avoir une femme aussi belle ?” lance-t-il, sourire en coin. Le plateau éclate de rire. Julie Gayet sourit également, et le moment bascule du malaise à la connivence. Cette séquence résume l’art d’Ardisson : provoquer, flirter avec la ligne rouge, sans jamais totalement la franchir. Sa capacité à créer l’instant, à installer un léger vertige avant le rire, faisait partie de sa signature.






