« Deux jours avant son décès, elle nous parlait de sa souffrance au travail » : Fatima, assistante maternelle, est décédée d’épuisement
Le décès de Fatima Nasrallah, agente territoriale spécialisée des écoles maternelles à Saint-Denis, continue de susciter une vive émotion.

Après un malaise survenu sur son lieu de travail en novembre 2023, cette employée de 57 ans est décédée deux jours plus tard. Son entourage dénonce les conséquences d’une souffrance professionnelle devenue insupportable.
Le 9 novembre 2023, Fatima Nasrallah, âgée de 57 ans, travaillait comme Atsem à l’école maternelle de l’Hermitage, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Employée par la Ville depuis quatorze ans, elle encadrait les enfants au sein de la cantine scolaire lorsqu’elle a été victime d’un grave malaise.

Selon les premiers éléments, elle a soudainement ressenti une violente douleur dans la poitrine, nécessitant l’intervention des secours. Les équipes du Samu sont rapidement intervenues avant son transfert au Centre cardiologique du Nord (CCN) de Saint-Denis, où elle a été prise en charge.
Les documents médicaux établis à cette occasion faisaient notamment état d’un « stress majeur au travail », un élément relevé lors de sa prise en charge.
Un décès deux jours après son hospitalisation

Malgré les soins prodigués par les équipes médicales, Fatima Nasrallah est décédée le 11 novembre 2023, soit deux jours après son admission à l’hôpital.
Sa disparition a profondément bouleversé sa famille, ses collègues ainsi que de nombreuses personnes qui avaient travaillé à ses côtés au sein des écoles maternelles de Saint-Denis.
Selon ses proches, elle exerçait son métier avec engagement depuis de nombreuses années, au contact quotidien des jeunes enfants.
Une souffrance professionnelle au cœur des interrogations

Les circonstances ayant précédé son malaise ont rapidement suscité des interrogations. Les proches de Fatima Nasrallah estiment que la pression professionnelle et l’épuisement accumulé auraient joué un rôle majeur dans la dégradation de son état de santé.
Le terme de burn-out est régulièrement évoqué par son entourage, qui décrit une salariée confrontée à une importante charge de travail et à un niveau de stress devenu particulièrement élevé.
Cette affaire a ravivé le débat sur les risques psychosociaux auxquels peuvent être exposés certains agents territoriaux, notamment dans les métiers exercés au contact du public et des enfants.
Une affaire qui continue de susciter l’émotion
Près de deux ans après les faits, le décès de Fatima Nasrallah demeure un symbole des conséquences que peut avoir une souffrance liée au travail. Son histoire continue d’être relayée afin de sensibiliser à la prévention de l’épuisement professionnel et à la prise en compte des situations de détresse au sein des collectivités.






