Deux ados ouvrent des bouches à incendie pour s’amuser… leurs parents reçoivent une facture de 2000 €
Une dégradation commise en pleine période de fortes chaleurs va coûter cher à deux familles d’Asnières-sur-Seine.

Deux adolescents âgés de 13 et 14 ans ont été identifiés après l’ouverture volontaire de bouches à incendie. En quelques dizaines de minutes, des milliers de litres d’eau se sont répandus dans les rues.
Les faits se sont déroulés à Asnières-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine, alors que les températures élevées pesaient sur la région. Deux adolescents, respectivement âgés de 13 et 14 ans, sont soupçonnés d’avoir volontairement vandalisé deux bouches à incendie.
Les deux mineurs auraient ouvert les installations pour s’amuser, provoquant un déversement massif d’eau sur la voie publique. Un acte aux conséquences rapidement visibles, compte tenu du débit particulièrement important de ces équipements destinés en priorité aux interventions des secours.
Les adolescents ont finalement pu être identifiés après les faits. Leur jeune âge n’a pas empêché la municipalité d’évaluer précisément les dégâts provoqués par leur comportement, ni d’engager des démarches afin d’obtenir le remboursement du préjudice subi.
Près de 80 m³ d’eau déversés en seulement quarante minutes

L’ouverture des deux bouches à incendie a entraîné la perte d’environ 80 mètres cubes d’eau en l’espace de seulement quarante minutes. Cela représente près de 80 000 litres déversés sur la voie publique en moins d’une heure.
Ce gaspillage intervient dans un contexte particulièrement sensible. En période de fortes chaleurs, les ressources en eau et les équipements de lutte contre les incendies font l’objet d’une vigilance accrue, notamment en raison des risques liés aux départs de feu.
Le déversement incontrôlé d’une telle quantité d’eau ne constitue pas uniquement un problème de gaspillage. L’accumulation rapide de plusieurs dizaines de milliers de litres peut également provoquer des inondations localisées et endommager certains équipements urbains.
Les installations elles-mêmes peuvent subir des détériorations lorsqu’elles sont manipulées ou forcées en dehors d’une intervention autorisée. Les bouches à incendie doivent rester pleinement opérationnelles afin de permettre aux pompiers d’accéder rapidement à l’eau en cas d’urgence.
La mairie chiffre le préjudice à 2 000 euros

Après avoir évalué les conséquences de l’incident, la municipalité d’Asnières-sur-Seine a établi un préjudice total estimé à 2 000 euros. Cette somme ne correspond pas uniquement à la valeur de l’eau perdue lors du déversement.
Le calcul prend également en compte les frais nécessaires à la remise en état des deux bouches à incendie ainsi que le coût de l’intervention des agents municipaux mobilisés après les dégradations. Plusieurs dépenses ont ainsi été regroupées afin d’établir le montant global du préjudice.
Les services municipaux ont dû intervenir pour sécuriser les installations et vérifier leur fonctionnement. Toute dégradation d’un équipement de lutte contre l’incendie nécessite un contrôle rapide afin de garantir sa disponibilité pour les services de secours.
La facture de 2 000 euros reflète donc l’ensemble des conséquences matérielles et opérationnelles de l’incident. La perte d’eau, les réparations et la mobilisation du personnel municipal ont directement pesé dans l’évaluation réalisée par la mairie.
La municipalité a choisi de ne pas faire supporter cette dépense à la collectivité. La mairie a décidé d’adresser la facture de 2 000 euros aux familles des deux adolescents identifiés après les faits.






