Des centaines d’épargnants portent plainte après avoir perdu de l’argent dans des assurances-vie
Pensant sécuriser son avenir, une épargnante française se retrouve aujourd’hui confrontée à des pertes financières importantes.

Derrière une promesse de rendement attractif, son investissement dans un contrat d’assurance vie révèle les fragilités d’un système désormais au cœur d’une vaste contestation judiciaire.
En 2011, Bénédicte Scotto d’Apollonia choisit de souscrire une assurance vie baptisée « Premium Prudent », dans l’objectif de préparer sa retraite. Ce produit, commercialisé via un courtier indépendant, lui est alors présenté comme un placement fiable, accompagné de perspectives de rendement particulièrement attractives.
Les documents contractuels mentionnent un rendement annuel estimé à 7,5 %, tandis que des projections plus ambitieuses auraient été évoquées lors des échanges avec le courtier, évoquant des gains potentiels bien supérieurs sur plusieurs années. Cette promesse de performance a contribué à orienter son choix d’investissement.
Des pertes financières inattendues
Plus d’une décennie plus tard, le bilan s’avère nettement inférieur aux attentes initiales, selon le témoignage de l’épargnante. Sur les 12 000 euros investis, elle affirme avoir perdu environ 5 000 euros, sans avoir bénéficié des rendements annoncés.

Cette situation soulève des interrogations sur la gestion des fonds. L’écart entre les performances négatives enregistrées et l’évolution globalement favorable des marchés financiers sur la période interroge, notamment sur la nature des placements réalisés et les stratégies adoptées.
Une société d’assurance aujourd’hui défaillante
Les fonds placés dans ce produit étaient en réalité gérés par un assureur basé au Luxembourg, identifié comme FWU. Depuis, cette structure a fait faillite, laissant de nombreux épargnants dans l’incertitude quant à la récupération de leurs investissements.
Du côté des intermédiaires, un des courtiers impliqués affirme avoir cessé la commercialisation de ces contrats dès 2014, invoquant une démarche visant à protéger les clients. Il indique également avoir signalé la situation aux autorités compétentes, tout en rejetant toute responsabilité directe dans les pertes constatées.
Une affaire judiciaire aux multiples plaignants

Face à cette situation, plusieurs centaines d’épargnants ont engagé des démarches judiciaires pour obtenir des explications et d’éventuelles réparations. Environ 200 personnes ont déposé plainte, tandis que des milliers d’autres restent dans l’attente d’un dénouement.
Selon Anne Charlotte Mallet, des éléments laissent envisager la possibilité d’un détournement des fonds investis, bien que ces hypothèses doivent encore être examinées dans le cadre des procédures en cours.






