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Déployée au Parlement européen, une banderole anti-IVG fait hurler ces eurodéputés français

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Une banderole anti-avortement déployée dans les couloirs du Parlement européen a provoqué une vive controverse ce jeudi 12 février.

À l’initiative d’eurodéputés du groupe ECR, dont fait partie Marion Maréchal, l’action a suscité l’indignation de nombreux élus, qui y voient une remise en cause d’un droit fondamental. La scène s’est déroulée en plein cœur de l’institution européenne. Des élus du groupe ECR ont affiché une banderole hostile à l’IVG, sur laquelle figurait l’image d’un fœtus accompagné du slogan en anglais : « It’s a life, not a choice ». L’initiative a été revendiquée publiquement, une photographie montrant plusieurs eurodéputés posant devant le message ayant été diffusée sur les réseaux sociaux.

Parmi les membres de ce groupe figure Marion Maréchal, élue en 2024 sur une liste soutenue par Éric Zemmour. Le nom du député chypriote Geadis Geadi apparaît également au bas de la banderole, signe que l’action a été assumée collectivement par certains membres du groupe conservateur et réformiste européen.

L’indignation des élus de gauche

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La réaction n’a pas tardé. Manon Aubry, co-présidente du groupe de la Gauche au Parlement européen, a dénoncé une attaque frontale contre le droit à l’avortement, rappelant que l’IVG constitue « un droit » et non « un simple choix ». Dans l’hémicycle, son intervention a pris un ton offensif, soulignant que, selon elle, certaines forces politiques souhaitent restreindre la liberté des femmes de disposer de leur corps.

Elle a évoqué la situation dans des pays où l’accès à l’avortement demeure limité, rappelant les combats menés par les générations précédentes pour obtenir ce droit. Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte européen marqué par des tensions récurrentes autour des questions sociétales.

Un débat ravivé par un vote récent

L’incident intervient quelques semaines après l’adoption, en décembre, d’une résolution européenne visant à garantir « l’accès à un avortement sûr et légal dans toute l’Union européenne ». Ce texte prévoit notamment la possibilité pour des femmes privées d’IVG dans leur pays de se rendre dans un autre État membre volontaire pour y recourir.

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Le scrutin avait mis en lumière des clivages profonds : 358 eurodéputés avaient voté pour, 202 contre et 79 s’étaient abstenus. Ce vote avait déjà suscité une mobilisation symbolique dans l’enceinte parlementaire, certains groupes ayant affiché leur soutien à l’IVG par des actions similaires.

D’autres responsables politiques ont également réagi. Valérie Hayer, tête de liste Renaissance lors des dernières européennes, s’est dite « absolument indignée », appelant à des sanctions contre les membres responsables de l’action. Elle a rappelé qu’environ 20 millions de femmes dans l’Union européenne ne disposent toujours pas d’un accès garanti à un avortement sûr et légal.

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