Delphine Wespiser sanctionnée ? Ses opinions lui coûtent un contrat…
Habituée à défendre publiquement ses convictions, Delphine Wespiser a parfois suscité des réactions au-delà du petit écran. Alors que ses prises de position avaient déjà alimenté les discussions, une collaboration professionnelle en Alsace a pris fin dans des circonstances qui ont nécessité quelques explications.

Delphine Wespiser confrontée aux conséquences de ses engagements
Révélée au grand public grâce à son élection au titre de Miss France 2012, Delphine Wespiser s’est progressivement imposée dans le paysage audiovisuel français. Entre ses interventions dans Touche pas à mon poste et sa participation à Fort Boyard, l’ancienne reine de beauté a développé une carrière médiatique tout en continuant à défendre plusieurs causes personnelles.
Quelques semaines auparavant, ses déclarations concernant Marine Le Pen avaient suscité de nombreuses réactions. En pleine période électorale, la chroniqueuse avait exprimé certaines opinions politiques, provoquant des débats sur les réseaux sociaux et dans les médias.
Elle avait alors reconnu craindre d’éventuelles répercussions sur ses activités télévisuelles, notamment au sein des émissions auxquelles elle participait. Après cette controverse, elle avait annoncé son intention de ne plus intervenir sur les questions politiques.
Cependant, c’est finalement une autre conviction personnelle qui s’est retrouvée au cœur d’une décision professionnelle. Un engagement qu’elle défend depuis plusieurs années et qui occupe une place importante dans son quotidien.
Une collaboration avec les producteurs alsaciens prend fin

Originaire d’Alsace, Delphine Wespiser avait accepté de mettre sa notoriété au service de la promotion des fruits et légumes produits dans sa région. Son image était notamment associée à des campagnes destinées à valoriser les productions agricoles locales.
Mais, selon les informations rapportées par France Bleu Alsace, ce partenariat devait s’achever au début du mois de juin, sans être renouvelé. Une décision qui marque la fin de sa collaboration avec les représentants de cette filière agricole.
L’ancienne Miss France était d’ailleurs absente d’un rendez-vous organisé un mardi matin à Zimmersheim, dans le Haut-Rhin, où devait être présentée à la presse une nouvelle campagne consacrée aux légumes primeurs d’Alsace.
Cette absence a accompagné l’annonce d’un changement dans la communication de la filière. Les responsables agricoles ont alors été amenés à expliquer les raisons de leur choix, notamment au regard des précédentes prises de position publiques de leur ancienne ambassadrice.
Ses convictions sur la cause animale au cœur de la décision

Contrairement aux interrogations suscitées par ses déclarations politiques, la fin du partenariat n’aurait aucun lien avec ses opinions concernant Marine Le Pen. Les responsables de la filière ont expressément écarté l’hypothèse d’une sanction motivée par la campagne présidentielle.
C’est plutôt l’engagement de Delphine Wespiser en faveur des animaux et son opposition à la consommation de viande qui a été évoqué pour justifier cette séparation professionnelle.
Depuis son année de règne en tant que Miss France, la présentatrice défend régulièrement la protection animale. Son mode de vie végan et ses prises de position sur l’alimentation reflètent des convictions qu’elle assume publiquement.
Or, les représentants de l’agriculture alsacienne souhaitent promouvoir une vision plus large de leur secteur. La production végétale et l’élevage occupent tous deux une place dans l’économie agricole régionale, ce qui a conduit les responsables à s’interroger sur la cohérence de leur communication.
Le président de Planète Légumes explique ce choix
Interrogé par France Bleu Alsace, Pierre Lammert, président de Planète Légumes, a apporté des précisions sur la décision de ne pas prolonger la collaboration avec l’ancienne Miss France.
Il a notamment évoqué des considérations professionnelles et agricoles, affirmant que cette orientation ne résultait pas d’un boycott lié aux opinions politiques exprimées par Delphine Wespiser.
Selon lui, les positions publiques de la chroniqueuse concernant la consommation de viande ne correspondaient plus pleinement à la représentation souhaitée par les acteurs agricoles. Il a rappelé que l’élevage constituait également une activité importante dans le paysage alsacien.
Le responsable a ainsi expliqué que la filière avait choisi de mettre un terme à cette collaboration pour des raisons de cohérence avec l’ensemble des productions agricoles régionales.






