Décès de Quentin : le témoignage du père de Jacques-Élie Favrot suscite de vives réactions
Au cœur d’une affaire qui bouleverse l’opinion publique, la parole d’un père a ravivé les tensions.

Sur RTL, Michel Favrot a pris la défense de son fils, placé en garde à vue après le lynchage mortel de Quentin Deranque. Un témoignage empreint d’inquiétude, mais aussi de convictions assumées.
Invité à s’exprimer sur RTL, Michel Favrot n’a pas caché son trouble. Son fils, Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, figure parmi les personnes interpellées dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque. Face aux accusations, le père dit « espérer » qu’il sera lavé « de tout soupçon ».
Engagé depuis plusieurs années au sein de La Jeune Garde, le jeune homme serait, selon lui, animé d’un engagement profond. « C’est un engagement fort », a insisté Michel Favrot, allant jusqu’à affirmer que son fils serait prêt « à donner sa vie » pour cette cause.
Une défense sans preuves matérielles

Dans son intervention, le père assure que son fils « n’a pas participé » à l’agression survenue en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il se fonde uniquement sur les déclarations de Jacques-Elie Favrot, reconnaissant ne disposer d’« aucun élément particulier » pour étayer cette certitude.
Malgré cette absence de preuves concrètes, il affirme croire fermement à l’innocence de son fils. « Je pense qu’il sera blanchi de tout ça », répète-t-il, tout en reconnaissant son inquiétude face à la gravité des faits reprochés.
« J’espère qu’il n’est pour rien là-dedans »
La mort de Quentin Deranque, jeune militant identitaire, a provoqué une vive émotion dans tout le pays. Michel Favrot ne dit pas rester insensible au drame. « Moi y compris », souligne-t-il, évoquant son empathie de père face à la douleur de la famille de la victime.

Dans le même temps, il confie redouter pour la sécurité de son fils. Selon lui, Jacques-Elie Favrot aurait reçu des menaces de mort. « Il se sent plus protégé là où il est en ce moment que dans la rue à Lyon », avance-t-il, estimant paradoxalement que la garde à vue constitue un cadre plus sûr.
Une onde de choc sur les réseaux sociaux
Ces déclarations ont immédiatement suscité de vives réactions en ligne. Certains internautes ont dénoncé ce qu’ils perçoivent comme une absence d’empathie envers la famille de Quentin Deranque. L’ancien député européen Jean-Yves Le Gallou a notamment fustigé, sur X, « l’indifférence » supposée du père.
D’autres messages ont qualifié ses propos de « glacials » ou « calculés », révélant à quel point l’affaire polarise déjà l’opinion publique. Dans un climat marqué par de fortes tensions politiques, chaque prise de parole semble désormais scrutée et interprétée.






