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Décès de Bruno Salomone à 55 ans : quelle est cette maladie invisible dont il souffrait depuis l’enfance ? « J’ai un vrai blocage avec ça »

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La disparition de l’acteur Bruno Salomone a profondément ému le public français.

Derrière l’image du comédien drôle et énergique, connu pour ses rôles à la télévision et au cinéma, se cachait pourtant un combat discret contre un trouble méconnu qui affectait son quotidien depuis l’enfance.

Le décès de Bruno Salomone, annoncé le 15 mars 2026 par son agent auprès de l’AFP, a suscité une vive émotion chez les téléspectateurs. L’acteur, âgé de 55 ans, s’était fait connaître du grand public grâce à plusieurs rôles marquants, notamment dans la série Fais pas ci, fais pas ça ou dans le film Brice de Nice.

Si certains médias évoquent une longue maladie, peu de détails ont été rendus publics sur les causes exactes de sa disparition. En revanche, le comédien avait souvent parlé d’un trouble qui l’accompagnait depuis l’enfance : la misophonie.

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Une maladie invisible mais envahissante

Depuis l’âge d’environ dix ans, Bruno Salomone expliquait souffrir de misophonie, un trouble encore mal connu du grand public. Il en avait même fait le sujet d’un roman personnel intitulé Les misophones.

La misophonie se caractérise par une intolérance extrême à certains sons précis du quotidien. Pour les personnes concernées, ces bruits peuvent provoquer des réactions émotionnelles très fortes, allant de l’irritation intense à l’angoisse ou à la colère.

Le comédien insistait sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’un simple agacement. Dans certaines situations, il devait quitter la pièce ou s’isoler afin de reprendre le contrôle de ses émotions.

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Des situations ordinaires devenues difficiles

Invité dans l’émission Ça ne sortira pas d’ici animée par Michel Cymes, Bruno Salomone avait expliqué combien ce trouble pouvait compliquer des situations banales.

Des bruits comme la mastication, les reniflements ou les popcorns mangés au cinéma pouvaient déclencher chez lui une focalisation intense. Plus il tentait d’ignorer ces sons, plus son attention se fixait dessus, créant un véritable cercle vicieux.

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Cette hypersensibilité l’amenait parfois à quitter un repas ou une projection de film pour éviter de perdre son calme.

Un trouble encore mal reconnu

La misophonie reste aujourd’hui un phénomène relativement peu étudié et encore absent de nombreuses classifications psychiatriques. Pourtant, certaines études estiment que 15 à 20 % de la population pourraient être concernées à différents degrés.

Contrairement à l’hyperacousie, qui correspond à une sensibilité excessive au volume sonore en général, la misophonie cible seulement certains bruits spécifiques : respiration bruyante, clic de stylo, tic-tac d’horloge ou mastication.

Les chercheurs soupçonnent l’implication de zones cérébrales liées à l’attention et aux émotions, notamment le cortex insulaire, mais le trouble reste encore mal compris.

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Des pistes pour mieux vivre avec la misophonie

Il n’existe actuellement aucun traitement médicamenteux spécifique contre la misophonie. Certaines approches thérapeutiques peuvent toutefois aider les patients à mieux gérer leurs réactions.

Les thérapies cognitivo-comportementales, par exemple, proposent un travail progressif de désensibilisation aux sons déclencheurs. D’autres méthodes, comme la sophrologie ou la cohérence cardiaque, peuvent également contribuer à réduire l’anxiété associée.

Pour Bruno Salomone, un autre soutien important venait des communautés en ligne. Il expliquait avoir trouvé du réconfort en échangeant avec d’autres personnes souffrant du même trouble.

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Transformer une difficulté en message

Malgré les difficultés liées à cette hypersensibilité sonore, l’acteur avait choisi d’en parler publiquement pour mieux faire connaître la misophonie.

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