Cyril Hanouna visé par une plainte pénale après une séquence dans TBT9 : la LDVR réclame sa garde à vue et exige une enquête
Une intervention télévisée diffusée au mois d’octobre 2026 continue de susciter des réactions. Alors que Cyril Hanouna poursuit son parcours sur W9, une prise de parole concernant un journaliste a provoqué une vive controverse, désormais portée sur le terrain judiciaire.

Une séquence de Tout beau, tout n9uf suscite la polémique
Depuis son arrivée sur W9, après la disparition de C8 de la TNT, Cyril Hanouna poursuit ses émissions en direct, mêlant divertissement, actualité et discussions politiques. Mais une séquence diffusée le 20 octobre 2026 a particulièrement retenu l’attention, après des propos adressés à un journaliste de la presse régionale.
L’affaire débute la veille, lorsque l’émission Tout beau, tout n9uf accorde une place importante aux questions politiques. Maxime Fettweis, journaliste au quotidien Ouest-France, revient sur cette orientation dans un article publié le 20 octobre, en fin d’après-midi.
Quelques heures plus tard, Cyril Hanouna réagit publiquement à cette publication. L’animateur évoque les recherches effectuées par son équipe sur le parcours du journaliste, notamment ses précédentes collaborations professionnelles et plusieurs de ses articles consacrés à des personnalités médiatiques.
Au cours de son intervention, il mentionne également l’entourage familial du reporter, imaginant une éventuelle rencontre. Ces références personnelles suscitent rapidement des interrogations, notamment sur les limites à respecter lorsqu’une personnalité médiatique répond publiquement à un journaliste.
Une plainte pénale déposée contre Cyril Hanouna

La controverse prend une nouvelle dimension avec l’intervention de la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR), une fédération réunissant treize associations. Celle-ci décide de saisir la justice après avoir examiné les propos tenus pendant l’émission.
Dans un document de 38 pages transmis au parquet de Paris, l’organisation dépose une plainte pénale visant Cyril Hanouna. Elle estime que les circonstances de cette intervention méritent un examen judiciaire approfondi.
La fédération évoque quatre qualifications pénales potentielles : le harcèlement moral par instigation, la complicité de harcèlement moral, la diffamation publique et l’injure publique. Ces qualifications correspondent aux accusations formulées par les plaignants et ne constituent pas des faits judiciairement établis.
La LDVR demande notamment l’ouverture d’une enquête et l’audition de l’animateur. Elle sollicite également, si les conditions prévues par la loi sont réunies, son éventuel placement en garde à vue. Cette demande ne signifie toutefois pas qu’une telle mesure a été décidée par les autorités.
Des investigations réclamées sur les réactions en ligne

Dans sa démarche, l’association souhaite que les enquêteurs puissent consulter l’intégralité de l’émission du 20 octobre, ainsi que les documents ayant servi à préparer la séquence. Elle demande également que des représentants d’Ouest-France soient entendus afin de préciser les circonstances de l’affaire.
Cette initiative intervient après le signalement de messages hostiles adressés à Maxime Fettweis sur les réseaux sociaux. La fédération souhaite que les plateformes numériques soient sollicitées pour déterminer l’ampleur de ces réactions et, le cas échéant, identifier leurs auteurs.
Le président fédéral de la LDVR, Michael Bastien, considère que la notoriété d’une personnalité publique ne doit pas servir à exercer une pression sur autrui. Dans sa communication, il critique particulièrement les références faites à l’entourage du journaliste.
L’organisation insiste néanmoins sur un principe essentiel : Cyril Hanouna demeure présumé innocent. Les accusations devront être examinées par les autorités compétentes, qui détermineront les éventuelles suites judiciaires à donner à cette plainte.
Ouest-France prend position et rappelle le contexte

La réaction du quotidien régional ne s’est pas fait attendre. Dès le 22 octobre, François-Xavier Lefranc prend publiquement la défense de Maxime Fettweis, mettant en avant son sérieux professionnel et contestant la manière dont il a été présenté à l’antenne.
Le responsable d’Ouest-France dénonce ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation envers un journaliste exerçant son métier. Il confirme également que son collaborateur a reçu des messages désobligeants après la diffusion de la séquence.
Dans son argumentation, la LDVR rappelle par ailleurs un précédent judiciaire concernant Cyril Hanouna et le député Louis Boyard. Le 19 mars 2026, une condamnation pour injures publiques, assortie d’une amende de 2 000 euros, avait été confirmée.
L’association mentionne cet épisode pour replacer sa démarche dans un contexte plus large, tout en interrogeant la responsabilité éditoriale de W9 et du groupe M6. Les faits dénoncés dans la nouvelle plainte devront néanmoins faire l’objet d’une appréciation indépendante.
Au moment où ces informations ont été rapportées, Cyril Hanouna, le groupe M6 et H2O Productions n’avaient pas encore communiqué de réponse aux sollicitations qui leur avaient été adressées. Les éventuelles décisions du parquet de Paris concernant cette plainte n’étaient pas encore connues.






