Coup de théâtre, Sarah Knafo se retire et soutient Rachida Dati : « Elle jette l’eponge »
À quelques jours du second tour des municipales parisiennes, la campagne connaît un tournant inattendu.

Alors que les équilibres semblaient se dessiner, une décision surprise vient rebattre les cartes et raviver les tensions politiques, révélant les stratégies et fractures internes d’un scrutin déjà sous haute tension.
La campagne des municipales 2026 à Paris a été marquée par une progression fulgurante de Sarah Knafo. Arrivée tardivement dans la compétition, la candidate du parti Reconquête! avait su capter l’attention médiatique et électorale, notamment grâce à une stratégie de communication efficace. Avec 10,40 % des voix au premier tour, elle avait franchi le seuil nécessaire pour se maintenir, s’imposant comme un acteur clé du second tour.
Pourtant, selon plusieurs sources concordantes, cette dynamique pourrait s’interrompre brutalement. La candidate envisagerait de retirer sa liste, un choix qui, s’il se confirme, constituerait un véritable coup de théâtre dans cette élection particulièrement disputée. À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été apportée par l’intéressée ou son parti.
Un renoncement aux lourdes conséquences politiques
Ce possible retrait interroge, tant ses implications sont nombreuses. En se retirant, Sarah Knafo renoncerait non seulement à une présence au conseil de Paris, mais également à une visibilité politique importante dans la capitale. Son score lui garantissait pourtant une tribune durable, capable de renforcer son ancrage dans le paysage politique parisien.
Cette décision alimente également les spéculations. Certains observateurs s’interrogent sur d’éventuelles contreparties, même si aucune preuve concrète n’a été avancée. Le mystère autour des motivations de ce retrait contribue à nourrir les tensions et les débats.

Une tentative d’union des droites restée sans suite
Avant ce revirement, Sarah Knafo avait tenté de peser sur l’issue du scrutin en appelant à une alliance avec Rachida Dati. Elle plaidait pour un rassemblement des forces de droite afin de contrer la gauche, incarnée notamment par Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou.
Mais cette main tendue a été fermement rejetée. L’entourage de Rachida Dati a exclu toute alliance avec la candidate de Reconquête!, mettant fin à toute possibilité de coalition. Ce refus a laissé Sarah Knafo isolée, sans relais politique pour transformer son score en dynamique collective.
Un second tour transformé par ce désistement
Si ce retrait se confirme, la configuration du second tour serait profondément modifiée. La quadrangulaire initialement envisagée laisserait place à une triangulaire, redistribuant les équilibres électoraux. Dans ce nouveau scénario, Rachida Dati apparaîtrait en position de force face à Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou.
Les sondages récents créditaient déjà la candidate LR d’une avance significative. La disparition d’une liste concurrente à droite pourrait encore renforcer sa position, en concentrant une partie de l’électorat sur sa candidature.

Des tensions internes au sein de Reconquête!
En interne, cette décision ne fait pas l’unanimité. Plusieurs colistiers de Sarah Knafo auraient appris ce retrait tardivement, suscitant incompréhension et colère. Certains dénoncent une décision prise de manière unilatérale, sans concertation avec les équipes engagées sur le terrain.
Pour ces militants, ce renoncement est difficile à accepter, d’autant plus qu’il prive certains d’entre eux d’une possibilité de siéger. L’un d’eux évoque même une stratégie dictée par la crainte d’un recul électoral au second tour. Ces critiques révèlent des fractures internes, qui pourraient fragiliser durablement le mouvement dans la capitale.
Au-delà des réactions à chaud, ce choix soulève une question essentielle : celle de la stratégie politique à long terme. Entre consolidation locale et calcul électoral, le retrait de Sarah Knafo pourrait traduire une volonté de repositionnement, au risque de déstabiliser ses propres soutiens.






