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Charles Alloncle, accusé de travailler avec sa compagne à l’Assemblée, se défend

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Le député Charles Alloncle se retrouve au cœur d’une polémique après la publication de photographies par Paris Match le montrant aux côtés d’une femme présentée comme sa compagne.

Problème : cette dernière apparaît également comme collaboratrice parlementaire à l’Assemblée nationale, une situation qui suscite désormais des interrogations sur le respect des règles déontologiques.

Le magazine Paris Match a publié jeudi soir plusieurs clichés montrant le député Charles Alloncle en compagnie d’une femme présentée comme sa partenaire lors d’une sortie dans les rues de Paris. Charles Alloncle

Très rapidement, un détail a attiré l’attention : la femme figurant sur les photographies apparaît également sur le site officiel de l’Assemblée nationale comme collaboratrice parlementaire de l’élu du groupe Union des droites.

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Cette révélation intervient dans un contexte juridique particulier. Depuis la loi pour la confiance dans la vie politique adoptée en 2017, les parlementaires n’ont plus le droit d’employer leur conjoint, partenaire de PACS ou concubin comme assistant parlementaire. Assemblée nationale

À la suite de ces révélations, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a décidé de saisir le déontologue de l’institution afin que des vérifications soient effectuées sur cette situation. Yaël Braun-Pivet

Charles Alloncle conteste toute irrégularité

Face à la polémique, Charles Alloncle assure ne pas être en infraction avec la loi. Le député affirme que sa collaboratrice parlementaire n’est ni sa conjointe, ni sa partenaire liée par un PACS, ni sa concubine au sens juridique du terme.

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L’élu insiste notamment sur la définition du concubinage prévue par le Code civil, qui repose sur l’existence d’une vie commune stable et continue entre deux personnes. Selon lui, la situation actuelle ne correspondrait donc pas aux critères visés par la loi de 2017.

Charles Alloncle affirme également qu’il ne connaissait pas personnellement sa collaboratrice avant son recrutement en janvier 2025.

Le député se dit par ailleurs serein face aux vérifications engagées par le déontologue de l’Assemblée nationale et estime ne pas avoir commis de faute.

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Une enquête déontologique désormais ouverte

Le déontologue de l’Assemblée nationale pourrait désormais procéder à différentes vérifications afin d’établir si un lien de vie commune existe réellement entre le député et sa collaboratrice.

Parmi les éléments susceptibles d’être examinés figurent notamment les adresses déclarées des intéressés ou encore les témoignages d’autres collaborateurs parlementaires. Si une situation interdite par la loi était confirmée, le déontologue pourrait demander au député de mettre fin au contrat de sa collaboratrice.

Dans ce cas, celle-ci pourrait toutefois continuer à travailler auprès d’un autre parlementaire avec lequel elle n’entretiendrait aucun lien personnel.

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Charles Alloncle estime quant à lui que cette affaire intervient dans un contexte politique particulier. Le député fait notamment le lien entre cette médiatisation et les travaux qu’il mène depuis plusieurs mois autour de l’audiovisuel public.

Une ascension politique rapide et médiatique

Encore relativement peu connu du grand public il y a quelques mois, Charles Alloncle s’est imposé sur la scène politique grâce à son rôle de rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Union des droites

Les auditions menées dans ce cadre ont souvent donné lieu à des échanges particulièrement tendus avec plusieurs figures médiatiques, parmi lesquelles Nagui ou encore Delphine Ernotte. Nagui Delphine Ernotte

Le député s’est également fait remarquer par sa présence très active sur les réseaux sociaux durant les travaux de la commission, ce qui lui a permis de gagner rapidement en visibilité politique.

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Les débats ont parfois été particulièrement vifs avec Jérémie Patrier-Leitus, président Horizons de la commission d’enquête, qui reprochait régulièrement à Charles Alloncle de transformer certaines auditions en « tribunal médiatique ».

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