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« C’était devenu invivable » : Un an après le décès de Catherine Laborde, son mari brise le silence

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Le combat mené par Catherine Laborde contre la maladie s’est déroulé loin des projecteurs, dans l’intimité la plus totale. Après son décès, son mari a accepté de rompre le silence.

À travers un témoignage bouleversant, il raconte l’épreuve quotidienne, l’épuisement extrême et l’amour indéfectible qui ont marqué ces années de lutte.

Atteinte d’une démence à corps de Lewy diagnostiquée en 2014, Catherine Laborde a vu ses capacités décliner lentement mais inexorablement. La maladie a peu à peu grignoté son autonomie, son langage, puis son rapport au réel, imposant à son entourage un quotidien de plus en plus fragile. Ce combat de onze années s’est déroulé dans une grande discrétion, loin de l’image souriante et rassurante qu’elle incarnait à la télévision pendant des décennies.

L’impossible dialogue et la solitude de l’aidant

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Invité sur RTL par Marc-Olivier Fogiel, Thomas Stern a livré un récit d’une sincérité rare. Il évoque la perte progressive de la communication entre eux, l’un des aspects les plus douloureux de la maladie. Elle comprenait encore ses mots, mais lui ne parvenait plus à saisir les siens, créant un sentiment d’isolement profond, même dans la proximité physique la plus constante.

Les nuits d’angoisse et les hallucinations dangereuses

La maladie ne se limitait pas aux troubles cognitifs. Elle s’invitait aussi dans les nuits, sous forme d’hallucinations violentes et incontrôlables. Thomas Stern raconte ces moments où Catherine se levait brusquement, persuadée d’un danger imaginaire, courant au risque de chuter ou de se blesser gravement. Malgré ces épisodes éprouvants, il insiste sur un point essentiel : jusqu’au bout, elle est restée fidèle à sa nature douce et bienveillante.

Le choix de rester, au prix de sa propre santé

Refusant l’idée d’un placement en établissement spécialisé, l’écrivain a fait le choix de l’accompagnement à domicile, assumant seul un rôle d’aidant total. Une décision dictée par l’amour, mais qui l’a mené à l’épuisement physique et mental. Il confie avoir frôlé la mort à deux reprises, son corps cédant brutalement sous le poids d’une vigilance permanente, incapable de supporter plus longtemps cette tension extrême.

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La fin de la veille et un soulagement coupable

Lorsque Catherine Laborde s’est éteinte, Thomas Stern était seul auprès d’elle. Dans ce moment ultime, la douleur s’est mêlée à un sentiment plus complexe, presque tabou : le soulagement. La fin de cette ultra-vigilance incessante a marqué l’arrêt d’un tourment quotidien, mettant un terme à des années de peur et d’alerte constante. Un apaisement qui n’efface ni l’amour ni le deuil, mais qui témoigne de l’intensité de l’épreuve traversée.

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