Ce vaccin testé sur des personnes de 70 ans ralentirait le vieillissement biologique de plusieurs années, selon cette étude
Le vaccin contre le zona pourrait avoir des effets qui dépassent largement sa mission première.

Selon une étude américaine menée auprès de plus de 3 800 personnes âgées de 70 ans et plus, les seniors vaccinés présenteraient des marqueurs biologiques évoquant un vieillissement plus lent. Des résultats qui ouvrent de nouvelles pistes de recherche sur la prévention du déclin lié à l’âge.
Les chercheurs se sont intéressés au vieillissement biologique, qui reflète l’état réel des cellules et des organes, indépendamment de l’âge inscrit sur la carte d’identité. Ce processus est influencé par plusieurs facteurs, notamment l’inflammation chronique, le fonctionnement du système immunitaire et certaines modifications cellulaires.
Dans cette étude, les participants vaccinés contre le zona présentaient un âge biologique inférieur à leur âge chronologique, contrairement à ce qui était observé chez les personnes non vaccinées.
Publiés en janvier 2026 dans The Journals of Gerontology, ces travaux suggèrent que le vaccin pourrait agir au-delà de la prévention du zona, en influençant certains mécanismes associés au vieillissement.
Une diminution de l’inflammation et un système immunitaire renforcé

Les chercheurs ont observé que les personnes vaccinées présentaient des niveaux plus faibles d’inflammation chronique, un phénomène souvent associé au vieillissement et au développement de maladies cardiovasculaires, de la fragilité ou encore du déclin cognitif.
Selon le professeur Jung Ki Kim, premier auteur de l’étude, cette réduction de l’inflammation pourrait expliquer en partie le ralentissement du vieillissement biologique observé chez les participants vaccinés.
L’étude indique également que le vaccin stimulerait à la fois l’immunité innée, première ligne de défense contre les infections, et l’immunité adaptative, qui permet une réponse plus ciblée face aux agents pathogènes. Cette action contribuerait à maintenir des défenses immunitaires plus efficaces avec l’âge.
Des effets observés plusieurs années après la vaccination

Les chercheurs rapportent que les bénéfices potentiels ne disparaissent pas quelques mois après l’injection. Chez les participants suivis, des marqueurs de vieillissement plus favorables étaient encore observés jusqu’à quatre ans après la vaccination.
L’étude met également en évidence un ralentissement du vieillissement épigénétique et transcriptomique, c’est-à-dire des mécanismes qui influencent l’expression des gènes et le fonctionnement des cellules. Les profils biologiques des personnes vaccinées se rapprochaient davantage de ceux observés chez des individus plus jeunes.
Ces résultats suggèrent que le vaccin pourrait agir sur plusieurs mécanismes fondamentaux du vieillissement, même si les chercheurs soulignent que ces observations nécessitent encore d’être confirmées.
Une piste prometteuse, mais qui demande confirmation
Les auteurs estiment que ce ralentissement du vieillissement biologique pourrait être associé à une diminution du risque de certaines maladies liées à l’âge, comme les maladies cardiovasculaires ou les troubles cognitifs, ainsi qu’à une meilleure santé globale chez les seniors.
La coautrice de l’étude, la professeure Eileen Crimmins, souligne que ces travaux s’inscrivent dans un nombre croissant de recherches montrant que certains vaccins pourraient produire des effets bénéfiques dépassant la seule prévention des infections.






