“Ça existe, merde !” : cité dans l’affaire Epstein, Jack Lang s’emporte face à Marc-Olivier Fogiel
La publication de millions de documents liés à l’affaire Epstein a relancé des interrogations bien au-delà des États-Unis.

En France, des noms du monde politique et culturel refont surface, poussant certains à s’expliquer publiquement face à des liens anciens aujourd’hui relus à la lumière des révélations judiciaires.
Le 30 janvier, la justice américaine a rendu publics plusieurs millions de fichiers relatifs à l’affaire Jeffrey Epstein. Dans cette masse documentaire, apparaissent à plusieurs reprises les noms de Jack Lang et de sa fille Caroline.
Une enquête de Mediapart a détaillé certains échanges et relations passées avec le financier américain, décédé en détention en 2019 alors qu’il était poursuivi pour trafic sexuel de mineurs.
Une prise de parole ferme sur RTL

Invité sur RTL face à Marc-Olivier Fogiel, Jack Lang a assuré ne rien craindre. Il affirme n’avoir jamais eu connaissance des crimes reprochés à Epstein et se dit « blanc comme neige ».
Il a également indiqué ne pas envisager de quitter ses fonctions à la tête de l’Institut du monde arabe, contrairement à sa fille Caroline, qui a choisi de démissionner de son poste au Syndicat de la production indépendante.
Des voyages et des échanges qui interrogent
Les documents évoquent notamment des échanges en 2014 au sujet d’un éventuel déplacement de Caroline Lang et de ses enfants à Miami, dans la résidence floridienne d’Epstein. Ce séjour aurait effectivement eu lieu.
Interrogé sur ces éléments, Jack Lang insiste sur le fait qu’il s’agit, selon lui, d’actes de « générosité » qu’il n’interprétait pas comme suspects à l’époque. Il dénonce une relecture des faits avec les connaissances acquises bien plus tard.

Une rencontre en 2010 et une condamnation méconnue
Jack Lang raconte avoir rencontré Epstein en 2010, par l’intermédiaire du réalisateur Woody Allen, qu’il décrit comme un homme « courtois » et « passionné d’art ». Il affirme ne pas avoir été informé de la condamnation d’Epstein en 2008 pour sollicitation de prostitution impliquant des mineures.
Selon lui, il ne demandait pas aux personnes rencontrées leur passé judiciaire, expliquant avoir noué de nombreux contacts dans sa vie publique sans enquêter sur leurs antécédents.






