Bruno Solo, Le handicap invisible de sa fille
Après des années d’incertitudes et de consultations médicales infructueuses, Angèle Solo a finalement obtenu un diagnostic qui éclaire son parcours.

Atteinte de troubles dits “invisibles”, la jeune femme tente aujourd’hui de se reconstruire, tandis que son père, l’acteur Bruno Solo, évoque avec émotion les obstacles qu’elle continue d’affronter.
Âgée de 21 ans, Angèle Solo a récemment mis un terme à une longue période d’errance médicale. En août 2025, elle a révélé sur les réseaux sociaux avoir été diagnostiquée trois ans plus tôt comme étant atteinte de troubles multiples, notamment des troubles “multi-dys” ainsi que du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Cette annonce marque une étape déterminante dans la compréhension de son parcours personnel et médical.
Durant son enfance, la jeune femme explique avoir consulté de nombreux spécialistes sans obtenir de réponse claire. Elle évoque une succession de prises en charge inefficaces, qu’elle estime avoir profondément marqué son développement. Ce parcours, qu’elle décrit comme éprouvant, a contribué à prolonger son incompréhension face à ses propres difficultés.
Une scolarité marquée par l’isolement et les difficultés
Le parcours scolaire d’Angèle Solo s’est révélé particulièrement difficile. Elle décrit une expérience marquée par l’isolement et des situations de harcèlement. La jeune femme évoque un quotidien scolaire douloureux, où elle se sentait marginalisée et incomprise, ce qui a progressivement accentué ses difficultés.

Face à ces souffrances et à des méthodes de prise en charge qu’elle qualifie de traumatisantes, une déscolarisation a finalement été décidée. Cette rupture avec le système scolaire illustre l’impact concret de ses troubles sur son quotidien, ainsi que les limites rencontrées dans l’accompagnement adapté à sa situation.
Le témoignage ému de son père, Bruno Solo
Invité récemment dans un podcast, l’acteur a évoqué la situation de sa fille avec une grande émotion. Il souligne que ce handicap invisible constitue un frein important dans sa vie, notamment dans sa capacité à évoluer avec les mêmes repères que les autres. Selon lui, ces troubles entravent son épanouissement et compliquent son rapport au monde.
Malgré ces difficultés, Bruno Solo décrit Angèle comme une jeune femme dotée de qualités humaines importantes, notamment sa curiosité et sa joie de vivre. Il évoque cependant ses difficultés à exprimer ses émotions ou à structurer sa pensée, ainsi que sa vulnérabilité dans les relations sociales. Il souligne que sa générosité peut parfois l’exposer à des situations où elle se retrouve fragilisée.
Une construction personnelle encore incertaine

À ce jour, Angèle Solo poursuit sa recherche d’équilibre et de projection dans l’avenir. Après plusieurs tentatives dans différents domaines, elle peine encore à trouver une voie qui lui corresponde pleinement. Son père évoque des obstacles récurrents qui freinent son évolution et compliquent ses perspectives professionnelles.
Malgré cette situation, elle bénéficie du soutien constant de son entourage familial, notamment de ses parents et de son frère. Cet environnement apparaît comme un élément essentiel dans son parcours, lui offrant un cadre stable face aux difficultés rencontrées.
Des difficultés d’accès aux soins encore pointées du doigt
Le parcours d’Angèle Solo met également en lumière certaines limites du système de prise en charge en santé mentale. En France, l’accès à certains diagnostics et traitements spécialisés reste complexe. Plusieurs acteurs du secteur évoquent un parcours souvent long et difficile pour les patients concernés, en particulier dans le domaine des troubles neurodéveloppementaux.






