Bardella donne une consigne ferme aux élus RN concernant Morandini…
La décision a fait l’effet d’un signal politique fort. Alors que CNews maintient Jean-Marc Morandini à l’antenne malgré sa condamnation définitive, le Rassemblement national a choisi de marquer ses distances.

Une consigne interne, transmise en fin de semaine, révèle des tensions jusque dans les rangs du parti. Jordan Bardella a demandé aux élus et porte-parole du RN de ne plus participer à l’émission « Morandini Live ». L’information, confirmée par l’entourage du président du parti, intervient quelques jours après le rejet du pourvoi en cassation de l’animateur.
Cette décision rend en effet la condamnation de Jean-Marc Morandini définitive : deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour des messages à caractère sexuel adressés à trois adolescents entre 2009 et 2016.
Un maintien à l’antenne qui ne passe pas

Malgré cette condamnation, CNews a fait le choix de conserver l’animateur à l’écran, arguant qu’il entend poursuivre un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme. Une position qui suscite des réactions, y compris en interne.
Au sein même de la chaîne, plusieurs figures ont exprimé leur malaise. Sonia Mabrouk a déclaré ne pas « cautionner » cette décision, tandis que Pascal Praud a salué ses propos. Laurence Ferrari, de son côté, s’est dite « interpellée au-delà du plan professionnel ».
Des élus RN encore présents sur le plateau après la condamnation

Fait notable, certains représentants du RN avaient pourtant continué à se rendre sur le plateau après la confirmation judiciaire. L’eurodéputé et porte-parole Mathieu Vallet y était présent dès le lendemain, suivi quelques jours plus tard par Andréa Kotarac, conseiller régional et également porte-parole du parti.
C’est précisément cette situation qui aurait conduit à l’envoi d’une consigne officielle, afin d’éviter toute ambiguïté politique sur la position du mouvement.
En demandant à ses représentants de se retirer de l’émission, le RN envoie un message qui dépasse la simple gestion d’image. La décision s’inscrit dans un contexte où la responsabilité des médias et des personnalités publiques fait l’objet d’une attention accrue. Cette prise de distance souligne aussi la gêne que peut susciter, dans le paysage politique, le maintien à l’antenne d’un animateur condamné pour des faits touchant à des mineurs.






