Après le décès de Louis, Sarah Knafo réclame un durcissement sans précédent des peines pour les mineurs…
L’émotion provoquée par le décès d’un adolescent de 17 ans à Narbonne continue de susciter de nombreuses réactions dans la classe politique.

À la suite de ce drame, plusieurs responsables ont pris position sur la question de la justice des mineurs, relançant le débat autour des sanctions applicables aux auteurs de crimes les plus graves.
À la suite du décès de Louis, 17 ans, à Narbonne, l’eurodéputée du parti Reconquête, Sarah Knafo, a exprimé sa position sur les réseaux sociaux en appelant à un durcissement de la réponse pénale à l’égard des mineurs impliqués dans des faits criminels.
Selon l’élue, les auteurs de crimes particulièrement graves devraient être sanctionnés de la même manière que des majeurs, estimant que la gravité des actes commis doit primer sur l’âge des personnes mises en cause.
Une remise en cause de l’excuse de minorité

Dans sa prise de parole, Sarah Knafo demande la suppression de l’excuse de minorité à partir de l’âge de 15 ans pour les mineurs reconnus responsables de crimes graves. Cette règle du droit français permet aujourd’hui, dans de nombreux cas, d’adapter les peines en tenant compte de l’âge des auteurs au moment des faits.
L’eurodéputée considère que cette disposition ne devrait plus s’appliquer lorsque les infractions présentent un niveau de gravité particulièrement élevé, estimant que les sanctions doivent être renforcées dans ce type de dossier.
L’abrogation du code de la justice pénale des mineurs réclamée

Au-delà de cette réforme, Sarah Knafo plaide également pour l’abrogation du Code de la justice pénale des mineurs. Elle souhaite une refonte en profondeur du traitement judiciaire réservé aux jeunes auteurs de crimes, avec des mesures qu’elle juge plus fermes.
Cette proposition s’inscrit dans une volonté affichée de modifier les règles actuellement en vigueur concernant la responsabilité pénale des mineurs et leur prise en charge par la justice.






