Affaire Émile : « Le grand-père ne serait jamais dénoncé… », sa famille sous tension, des proches s’expriment
Depuis l’été 2023, le nom d’Émile Soleil résonne comme une blessure ouverte.

Disparu dans un hameau isolé des Alpes-de-Haute-Provence, retrouvé des mois plus tard, l’enfant de deux ans et demi demeure au cœur d’une enquête aussi sensible que complexe, où chaque détail alimente interrogations et spéculations.
En juillet 2023, le petit Émile Soleil disparaît mystérieusement alors qu’il séjourne avec une partie de sa famille au Le Haut-Vernet. L’absence soudaine de l’enfant, dans ce hameau paisible et reculé, provoque une mobilisation nationale. Les battues s’organisent, les appels à témoins se multiplient, mais aucune trace ne permet alors de comprendre ce qui s’est produit.
La découverte des ossements et un tournant judiciaire
En mars 2024, des ossements et des vêtements appartenant à l’enfant sont retrouvés sur un sentier situé à quelques kilomètres du village. Les premières analyses médico-légales orientent l’enquête vers l’hypothèse d’un coup porté volontairement, laissant envisager l’intervention d’un tiers. Cette révélation marque un tournant majeur dans le dossier et renforce la dimension criminelle de l’affaire.
Des gardes à vue sans poursuites à ce stade

Dans la foulée, les grands-parents maternels, Philippe Vedovini et Anne Vedovini, ainsi que deux de leurs enfants, sont placés en garde à vue pour « recel de cadavre » et « homicide volontaire ». Ils seront finalement remis en liberté, sans qu’aucune poursuite ne soit engagée à ce stade, les investigations se poursuivant pour établir précisément les circonstances des faits.
Le rôle troublant de deux vélos saisis par les enquêteurs
Selon des informations relayées par BFMTV, deux vélos saisis lors d’une perquisition en décembre dans la résidence secondaire de la famille attirent désormais l’attention des enquêteurs. Ces bicyclettes auraient été utilisées par l’un des oncles d’Émile. Elles font actuellement l’objet d’analyses approfondies en laboratoire, susceptibles d’apporter des éléments nouveaux au dossier.
Des témoignages locaux qui interrogent

Plusieurs riverains se sont exprimés dans des reportages diffusés par BFMTV, évoquant des comportements jugés inhabituels le jour de la disparition. L’un d’eux rapporte des propos attribués à un adolescent de la famille, tandis qu’un autre décrit l’isolement momentané d’un membre du clan avec un sac à dos, alors que les recherches s’organisaient. Ces éléments, rapportés publiquement, sont étudiés avec prudence par les enquêteurs.
Un passé familial scruté par les médias
Le passé de Philippe Vedovini a également été évoqué dans la presse, notamment en lien avec l’institution de Riaumont, visée par des plaintes pour violences. Un ancien pensionnaire, interrogé par Le Nouveau Détective et cité par Gala, décrit une culture du silence et de l’entre-soi. Des déclarations médiatiques qui alimentent le climat de suspicion, sans constituer pour autant des éléments judiciaires établis.





