« Elle a fait un arrêt cardiaque de 27 minutes » : leur fille Ema décède brutalement à 16 ans, puis ils reçoivent la facture de l’hôpital
Le réveillon de Noël 2024 a basculé dans le drame pour la famille d’Ema. Victime d’un arrêt cardiaque après une grave hémorragie interne, l’adolescente est décédée à l’hôpital quelques heures après son admission.

Depuis, ses parents dénoncent une prise en charge défaillante et réclament que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce décès. Le 24 décembre 2024, Ema, une lycéenne de 17 ans, passe la soirée de Noël auprès de sa famille à Beaucaire, dans le Gard. Alors qu’elle aide sa grand-mère à préparer le repas, son état de santé se dégrade brutalement. Selon le récit de ses parents, la jeune fille souffre de douleurs au thorax et à l’abdomen avant d’être victime de convulsions.
Les secours sont rapidement alertés et les pompiers transportent l’adolescente en urgence au CHU de Nîmes. Son état continue toutefois de s’aggraver. Les médecins découvrent finalement qu’elle est victime d’une importante hémorragie interne ayant entraîné un arrêt cardiaque. Malgré les soins prodigués par l’équipe de réanimation, la situation devient irréversible. Après un arrêt cardiaque de 27 minutes, Ema est déclarée en état de mort cérébrale le 25 décembre, avant de décéder le lendemain des suites d’un arrêt cardio-respiratoire.
Les parents dénoncent une prise en charge insuffisante
Depuis ce drame, les parents d’Ema remettent en cause les conditions de sa prise en charge à son arrivée à l’hôpital. Ils estiment que les premiers examens auraient été insuffisants alors que leur fille présentait des symptômes inquiétants.
Le père de la jeune fille affirme notamment qu’aucun examen clinique approfondi n’aurait été réalisé dans les premiers instants de son admission, évoquant l’absence de palpation ou d’échographie. Selon lui, le retard dans l’identification de l’hémorragie interne aurait eu de lourdes conséquences sur les chances de survie de sa fille. Il souligne toutefois que le service de réanimation aurait ensuite tout mis en œuvre pour tenter de la sauver, mais que son état était déjà critique au moment de son intervention.
Une procédure judiciaire toujours en cours

Après le décès de leur fille, Aude et Sébastien ont engagé plusieurs démarches afin d’obtenir des explications. Une procédure judiciaire est actuellement en cours pour déterminer les circonstances exactes de cette prise en charge.
De son côté, le CHU de Nîmes indique avoir présenté ses condoléances à la famille et assure collaborer pleinement avec les autorités dans le cadre de l’enquête. Les parents contestent cependant cette version. Ils affirment n’avoir reçu aucun soutien de l’établissement et disent avoir été profondément choqués par la réception d’une facture de 64 euros correspondant à un dépassement de frais d’hospitalisation, peu de temps après le décès de leur fille.
Une mobilisation pour obtenir des réponses
Depuis plus d’un an, les parents d’Ema poursuivent leur combat afin que les circonstances de ce drame soient examinées en détail. Ils ont lancé une pétition dans laquelle ils estiment que leur fille aurait dû bénéficier d’une prise en charge permettant d’identifier plus rapidement la gravité de son état.






