Elle trouve une carte bancaire dans un parc et contacte son propriétaire : le sexagénaire s’en prend à elle et la tabasse à son domicile
À Concarneau, une femme de 64 ans pensait accomplir un simple geste de civisme en restituant une carte bancaire retrouvée dans un parc.

Quelques instants plus tard, elle s’est retrouvée au cœur d’une violente agression. L’auteur des faits a été jugé en comparution immédiate et condamné à une peine de prison ferme.
Les faits remontent au 9 avril 2026, à Concarneau, dans le Finistère. Après avoir découvert une carte bancaire abandonnée dans un parc, une habitante de 64 ans est parvenue à retrouver son propriétaire afin de lui restituer.
Selon les informations rapportées par Ouest-France, l’homme est venu récupérer sa carte au domicile de la sexagénaire, avant de revenir quelques minutes plus tard. Convaincu que 300 euros avaient disparu, il aurait accusé la retraitée de les avoir dérobés et aurait alors adopté un comportement particulièrement violent à son encontre.
Une agression qui dure près d’une heure et demie

La victime aurait subi de nombreuses violences pendant environ une heure et demie, selon les éléments présentés devant le tribunal.
Au cours de l’audience, le prévenu a reconnu avoir perdu le contrôle, déclarant regretter son comportement. Malgré les 50 euros remis par la victime dans l’espoir d’apaiser la situation, les violences auraient continué jusqu’à ce qu’une voisine, alertée par ce qui se passait, contacte les forces de l’ordre, mettant fin à l’agression.
Un homme déjà condamné à plusieurs reprises

L’enquête a révélé que le sexagénaire avait déjà été condamné à six reprises, dont quatre fois pour des faits liés à des violences ou à des menaces.
Placée sous curatelle, la personne condamnée a également fait l’objet d’une expertise psychiatrique, citée par Ouest-France, faisant état d’un trouble de la personnalité psychopathique. Ces éléments ont été pris en compte lors de l’examen du dossier par le tribunal.
Une peine de quatre ans de prison
La victime demeure profondément marquée par cette agression, dont les conséquences dépassent, selon les observations rapportées à l’audience, la seule incapacité totale de travail de sept jours retenue sur le plan médical. Les photographies de ses blessures ont notamment illustré la violence des faits examinés par le tribunal.






