Catherine Deneuve : « Petite nunuche… » Ce jour où Brigitte Bardot l’a rhabillée pour l’hiver, vives tensions entre les deux icônes
Ce mercredi 7 janvier, Saint-Tropez s’est figée dans un silence chargé d’émotion. Les obsèques de Brigitte Bardot ont réuni proches et admirateurs venus saluer une icône dont la disparition dépasse le simple cadre du cinéma.

Entre recueillement intime et souvenirs contrastés, l’héritage de « BB » continue de susciter passions et débats. C’est en l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, au cœur de Saint-Tropez, que se sont déroulées les funérailles de Brigitte Bardot. La commune, indissociable de son image depuis des décennies, a accueilli une cérémonie empreinte de gravité et de pudeur. De nombreux proches ont tenu à être présents, respectant la volonté d’un dernier adieu à la fois solennel et discret, à l’image de celle qui avait progressivement choisi de s’éloigner de la vie publique.
Parmi les visages endeuillés figurait Nicolas-Jacques Charrier, fils unique de l’actrice, né en 1960 de sa relation avec Jacques Charrier. Ses filles, Théa et Anna, aujourd’hui installées en Norvège, avaient fait le déplacement avec leurs enfants pour rendre un ultime hommage à leur grand-mère. Cette présence familiale a donné à la cérémonie une dimension profondément intime, contrastant avec l’ampleur des hommages rendus à Brigitte Bardot en France comme à l’international.
Une icône admirée, mais jamais consensuelle

Si Brigitte Bardot restera à jamais associée à une beauté singulière et à une liberté de ton rare, elle n’a jamais cherché à lisser son image. Son franc-parler assumé a souvent suscité admiration autant que controverse, notamment lorsqu’elle évoquait ses consœurs du cinéma français. Cette parole directe, parfois abrasive, faisait partie intégrante d’une personnalité refusant toute concession, même au sommet de la gloire.
Une relation tendue avec Catherine Deneuve
Parmi les figures du septième art régulièrement évoquées dans ses propos figurait Catherine Deneuve. Toutes deux icônes d’époques différentes, elles ont pourtant suivi des trajectoires parallèles, séduisant les plus grands réalisateurs dès leurs débuts. Brigitte Bardot n’a jamais caché son agacement à l’égard de celle qui fut aussi la muse de Roger Vadim, avec qui Catherine Deneuve eut un fils, Christian, avant de devenir mère de Chiara, née de sa relation avec Marcello Mastroianni.
Le surnom cruel de la « petite nunuche »

À l’aube de sa carrière, Catherine Deneuve surprend par une métamorphose capillaire devenue emblématique. Mais cette transformation ne suscite pas que des éloges. Selon plusieurs témoignages relayés dans des documentaires, Brigitte Bardot l’aurait qualifiée de « petite nunuche ». Une remarque cinglante, révélatrice de la rivalité symbolique entre deux femmes incarnant des visions opposées de la féminité et du cinéma.
Plusieurs décennies plus tard, le fossé entre les deux actrices se creuse davantage autour de la question de la fourrure. Invitée au micro de RMC, Brigitte Bardot s’en prend violemment à celles qui en portent, visant implicitement Catherine Deneuve, alors associée à un élevage de lapins destiné à la fourrure. Ses propos, d’une extrême virulence, dénonçaient ce qu’elle considérait comme une cruauté insupportable, incompatible avec toute forme de sensibilité.






