1er mai : acheter un brin de muguet va-t-il vous coûter plus cher cette année ?
À l’approche du 1er mai, la tradition du muguet refait surface dans toute la France. Symbole de bonheur et de renouveau, cette plante emblématique s’invite dans les foyers et les étals.

Mais derrière ce geste coutumier, les évolutions de prix et les précautions sanitaires méritent une attention particulière. À l’approche de la fête du Travail, le muguet demeure un produit très attendu malgré un contexte économique marqué par la hausse des coûts de production.
Les données du Réseau des Nouvelles du Marché (RNM), rattaché au ministère de l’Agriculture, permettent d’observer une progression des tarifs sur plusieurs années. En avril 2022, une botte de 50 brins de catégorie 1 s’élevait à 16,5 euros, avant d’atteindre 19 euros en 2023, puis 24 euros en 2024.
Pour 2026, les estimations situent ce prix autour de 22 euros, soit une augmentation relativement modérée sur deux ans, évaluée à environ 5 %. Cette évolution reste contenue comparée à d’autres secteurs, ce qui contribue à maintenir l’accessibilité du produit pour le grand public.

Des prix stables pour les consommateurs
Selon les professionnels du secteur, les acheteurs ne devraient pas constater de variation significative lors de leurs achats en 2026. Florent Moreau, représentant de l’organisation interprofessionnelle VALHOR, indique que les tarifs resteront globalement alignés sur ceux de l’année précédente. Cette tendance est confirmée par Farell Legendre, président de la Fédération française des artisans fleuristes (FFAF), qui évoque une hausse très légère, de l’ordre de quelques centimes.
Dans les faits, le prix moyen d’un petit bouquet devrait se situer autour de 7 euros, tandis qu’un brin seul sera proposé entre 1 et 1,5 euro. Cette stabilité tarifaire permet au muguet de conserver son statut de tradition accessible, malgré les pressions économiques pesant sur la filière horticole.
Une plante à manipuler avec précaution

Au-delà de son aspect décoratif, le muguet présente un risque sanitaire non négligeable en raison de sa forte toxicité. Toutes les parties de la plante sont concernées, y compris l’eau dans laquelle elle est placée. Chez l’être humain, l’ingestion accidentelle peut entraîner des symptômes en quelques heures.
Les manifestations les plus fréquentes incluent des troubles digestifs tels que nausées, vomissements, douleurs abdominales et diarrhées, mais aussi des signes plus graves comme une chute de tension, une déshydratation ou des troubles cardiaques. Des symptômes neurologiques, tels que vertiges, tremblements ou convulsions, peuvent également apparaître, en particulier chez les personnes vulnérables.
Des risques élevés pour les animaux domestiques
Le muguet représente également un danger important pour de nombreuses espèces animales, notamment les chiens, les lapins et les oiseaux. Les chats, en particulier, sont particulièrement exposés en raison de leur attirance pour l’odeur de la plante.
Selon le Centre antipoison animal, les premiers signes d’intoxication peuvent apparaître entre 15 minutes et 6 heures après ingestion. Chez les mammifères, les symptômes débutent souvent par des troubles digestifs (vomissements, salivation excessive, diarrhées parfois sévères), suivis de troubles neurologiques tels que tremblements, convulsions ou perte de coordination.






